Critique: Blade Runner 2049

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Réalisation Denis Villeneuve
Scénario Hampton Fancher
Michael Green
Ridley Scott
Acteurs principaux
Sociétés de production Black Label Media
Thunder Road Pictures
Scott Free Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada
Genre science-fiction
Durée 164 minutes
Sortie 4 Octobre 2017

En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bioingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies…

Blade Runner 2049 est sans doute le film le plus attendu de l’année! Une suite au film culte de Ridley Scott réalisée par l’un des cinéastes les plus talentueux du moment avec Ryan Gosling et le retour d’Harrison Ford avait en effet de quoi exciter les cinéphiles les plus frigides! On ne peut que saluer l’ambition du projet et l’audace d’offrir un blockbuster si loin des canons du genre et si exigeant sur la forme. La mise en scène de ce nouveau volet est en effet un régal et l’esthétisme du film convaincra les plus réfractaires au cinéaste canadien. Malheureusement, l’histoire qui tient finalement en la recherche d’un enfant caché n’est pas à la hauteur du projet. 2h45 c’est long et même interminable et l’on peut se demander si l’apparition tardive, au bout de deux heures de film, d’Harrison Ford, n’est pas destinée à garder le spectateur à sa place. Tout semble étiré et dilaté jusqu’à l’extrême, si bien que chaque apparition et chaque déplacement du héros semble se faire au ralenti. On a malheureusement l’impression d’assister à une oeuvre de toute beauté mais totalement désincarnée et tournant à vide, nous forçant à nous questionner sur la raison d’être de cette suite.

2

Critique: Jeune Femme

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Réalisation Léonor Serraille
Scénario Léonor Serraille
Acteurs principaux

Lætitia Dosch
Souleymane Seye Ndiaye
Grégoire Monsaingeon
Léonie Simaga
Nathalie Richard

Sociétés de production Blue Monday Productions
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 97 minutes
Sortie 1er novembre 2017

Un chat sous le bras, des portes closes, rien dans les poches, voici Paula, de retour à Paris après une longue absence. Au fil des rencontres, la jeune femme est bien décidée à prendre un nouveau départ. Avec panache.

Caméra d’Or au dernier Festival de Cannes, « Jeune femme » est le premier film de Leonor Seraille. Cette « jeune femme », c’est Paula, qui, alors qu’elle supporte mal sa séparation avec un photographe célèbre, pique sa crise et se retrouve aux urgences psychiatriques! Survoltée, elle enchaîne les propos surréalistes; elle est de ceux que l’on regarde, dans le métro, en se disant « pauvre gars » ou « pauvre fille » et en passant notre chemin. C’est justement ce que tout le monde fait avec elle, même sa propre mère qui ne veut plus la voir. Elle se retrouve donc à la rue, passant de chez une amie à une chambre d’hôtel minable, d’un job de baby sitter alors que sa seule référence tient à « j’adore les enfants », à un boulot de vendeuse de lingerie. Tout ce qu’elle veut, c’est être aimée et se faire une place dans une société pas faite pour elle.

Ce premier film, plein de vitalité et d’idées, est l’occasion de découvrir une actrice, déjà aperçue dans « la Bataille de Solférino », Laetitia Dosch, impressionnante dans la variété de son jeu et sa fraîcheur. Un magnifique portrait d’une jeune femme perdue pour l’un des films les plus attachants de l’année!

4.5