Court-métrage: « C’est moi Helmut »

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Helmut c’est un homme qui fête ses 60 ans avec sa femme… Mais voilà, le problème c’est qu’il n’en a que 57… Elle s’est trompée dans son calcul, mais il ne lui dit pas… C’est surtout l’occasion pour lui de voyager dans ses souvenirs (et de nous emmener avec lui).
Le spectateur découvre alors l’univers de ce personnage, ses amis, ses passions, sa vie quotidienne, et ce à travers un décor qui se transforme au fur et à mesure, pour passer d’une scène à une autre tout en restant sur le même plan séquence. Cet habile enchaînement nécessite un jeu de qualité de la part des acteurs qui n’ont pas le droit à l’erreur. On ne peut que les féliciter !
Formidable travail d’équipe, sans fausse note, dont l’ambiance et les décors m’ont rappelé quelques films de référence mais surtout ceux des Monty Python, ou encore de Wallace et Gromit (que je regardais quand j’étais petite). L’image volontairement vieillie offre également une ambiance marquante et originale.
Quant à l’histoire de fond… qu’en dire à part qu’elle évoque un fait de société qui nous concerne tous, avec une grande finesse et une infinie délicatesse. Oui, j’ai eu énorme coup de coeur pour ce film je dois le dire. Il m’a été impossible de saisir toutes les nuances, tous les résonances et les clins d’oeil au premier visionnage. Alors je l’ai regardé une fois… deux fois… trois fois… et sans me lasser j’ai découvert au fur et à mesure toute la richesse de ce court. 9 minutes intenses, qui mettent fabuleusement en exergue la richesse artistique offerte par les courts-métrages.
 
Farah Parfait
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Court-Métrage: « 10 Minutes » de Thierry Sausse

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Avez-vous déjà vu le court-métrage 10 minutes réalisé par Thierry Sausse ? Je vous pose la question car il été sélectionné une trentaine de fois en festival et a reçu 5 prix à l’étranger. Sinon, foncez-le voir sur le site de la célèbre chaine 13ème rue . Ce réalisateur cannois, monté à Paris en 2008 pour intégrer une école de cinéma, n’en est pas à son coup d’essai. Son court-métrage La Belle gueule avait déjà trouvé le succès avec un style original en noir et blanc (https://vimeo.com/86243166). 
 
Cette fois-ci, il nous offre une sorte de huis clos dans un appartement avec un groupe de braqueurs, 10 minutes avant leur passage à l’action. Le court est tourné caméra à l’épaule. Celle-ci est très bien gérée par le réalisateur, alors que cette technique est loin d’être simple… Il laisse transparaître l’intensité de la scène, et la caméra raconte déjà une histoire à elle seule : ses plans posent le décor, et mettent en lumière des indices sur le contexte général de la situation. On peut ainsi apercevoir certains détails tels que des photos d’une femme et d’enfants qui laissent penser que la scène se déroule dans l’appartement de la famille d’un des braqueurs. Cela renforce le côté humain des 4 hommes, que l’on voit évoluer en proie à leurs doutes, leurs peurs et leurs émotions.
 
On peut reconnaître plusieurs références telles que Jason Bourne pour la caméra à l’épaule, ou une similitude avec une scène du Gang des Newton d’Ethan Hawke, où l’on accompagne deux frères qui prévoient de faire un braquage.
 
Les acteurs jouent globalement très bien et nous permettent de ressentir leurs états d’âmes comme si nous le vivions. En 10 minutes, on se met très facilement dans leur peau, et l’on s’attacherait presque à ces hommes au bord de la rupture. 
Seul petit bémol, l’éclairage qui selon moi ne met pas assez en valeur la scène et les personnages.
 
Vous l’aurez compris, le film ne se concentre pas sur l’idée du braquage en elle-même mais sur les réactions et les sentiments des braqueurs avant l’action (à laquelle on n’assistera d’ailleurs pas). Une réussite !
Farah Parfait
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