CRITIQUE DVD: THE AGENT

51muadRtKVLLE FILM: 7.5/10

Berlin de nos jours. Un espion nord-coréen, se retrouve traqué par les services secrets internationaux après qu’une opération de trafic d’armes a mal tourné. Soupçonné par son propre pays d’être un agent double, sa femme est kidnappée pour le faire parler. L’étau se resserre, il n’a désormais plus le choix : il devra trahir sa famille ou sa nation…

Dixième film de Ryu Seung-Wan, The Agent n’a pas eu la chance de connaître une sortie en salles mais il fait partie de ces DTV surprenants qui méritent largement le coup d’œil. Film d’espionnage, The Agent est plus de la trempe des Jason Bourne que de la Taupe! Si l’intrigue est plus que tarabiscotée (trop?), le film vous happe d’un bout à l’autre grâce à une succession de scènes d’action toutes plus explosives. Remarquablement mis en scène, The Agent nous en met plein les yeux et les oreilles et n’a rien à envier aux grosses productions hollywoodiennes. Originalité de ce film sud-coréen: il se déroule entièrement en Allemagne avec un casting international!

Et si c’était le film d’action de l’année?

TECHNIQUE: 9/10

Royal!

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, on trouve une sélection de scènes coupées, un making of ainsi qu’un module sur les combats. Complet!

VERDICT: 8/10

Un film d’action haletant!

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez Wild Side Vidéo dès le 4 décembre



CRITIQUE BLU-RAY: La Servante

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LE FILM: 9/10

Une famille vient d’emménager dans une grande maison neuve. Le père, Dong-sik, enseigne la musique dans une usine pour femmes. Afin de soulager son épouse qui souffre de fatigue, il accepte d’accueillir une servante recommandée par une jeune ouvrière à qui il donne des cours particuliers de piano et qui ne le laisse par indifférent. Possédant un comportement ambigu, la nouvelle venue s’amuse à espionner les conversations ou à effrayer les enfants. Lorsqu’elle entame une liaison avec Dong-sik, le foyer tombe lentement sous l’emprise de la servante…

Deux enfants qui jouent avec un élastique, tissant une véritable toile d’araignée, évènement à priori anodin. Pourtant cette ouverture laisse présager du sort de Dong-Sik, dont le foyer deviendra le théâtre de sa tragédie. Le film de Kim Ki-Young, devenu l’un des grands classiques du Cinéma coréen,  possède deux facettes.

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Il est tout d’abord une chronique sociale qui nous montre comment une servante un peu simplette vient dynamiter une famille de la classe moyenne en quête d’ascension (elle achète une maison, un nouveau piano et rêve d’une télé). La seconde facette relève du thriller pur et sa morale un tantinet mysogyne ( le discours final du mari est un sommet!): le mari est la victime de toutes les femmes qui l’entourent!

Sur la forme, « la Servante » est un pur régal de mise en scène et de montage! Ce dernier, vraiment surprenant, et l’utilisation fréquente des travellings font de ce huis-clos un sommet d’angoisse et provoque une sensation d’étouffement dont nombreux cinéastes coréens contemporains s’inspirent clairement aujourd’hui!

Un chef d’oeuvre!

TECHNIQUE: 7/10

La copie proposée ici est parfaite à 90%, les 10% restants correspondant à trois passages (de 1 à 9 mins) que la restauration n’a semble-t-il pas pu sauver ( surexposition, rayures, saute d’image)!

BONUS: 8/10

Outre la bande-annonce, un module sur la restauration (un peu long) et un portrait passionnant de Kim Ki-Young dressé par les plus grands cinéastes coréens (48 mins)!

VERDICT: 8.5/10

Un film à posséder absolument!!!

Disponible en DVD (16,99 euros) et blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films dès le 19 décembre!