CRITIQUE: BLUE JASMINE

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Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

Après son escapade en Europe avec des films comme Match Point, Vicky Cristina Barcelona, Minuit à Paris ou To Rome With Love, Woody Allen revient aux Etats-Unis et plus précisément à New-York et San Francisco. Changement de décor donc mais aussi changement de ton: Blue Jasmine, s’il bénéficie toujours des dialogues incisifs de Woody Allen, penche beaucoup plus du côté du mélodrame que de la fantaisie allenienne. S’il fait immanquablement penser à un Tramway Nommé Désir et si évidemment Jasmine évoque clairement Blanche Dubois, le film d’Allen a la même charge dramatique qu’Alice ou Maris et Femmes. Le récit de la vie de Jasmine, construit en flash backs, dont le mari semble être un clone de Madoff, est souvent bourré d’humour mais devient de plus en plus sombre jusqu’à un final vraiment émouvant.

Si à 77 ans et après tant de films, Woody Allen parvient encore à nous surprendre, son interprète n’y est pas pour rien. Cate Blanchett offre avec Jasmine une de ces prestations époustouflantes qui sentent l’Oscar à plein nez! Vivement l’année prochaine et le prochain Allen!

 

NOTE: 8.5/10

 

CRITIQUE: INDIANA JONES ET LE ROYAUME DU CRANE DE CRISTAL (2008)

Affiche américaine. Paramount Pictures

J’ai dû voir les trois premiers volets au moins dix fois chacun et j’en suis complètement dingue. Aucun n’est moins bon qu’un autre à mon humble avis, même s’ils sont bien différents. Dieu sait combien mon excitation était grande à l’idée de découvrir la suite des aventures d’un des plus grands, si ce n’est LE plus grand héros du cinéma. L’ayant manqué en salle, je me suis donc rué sur le dvd. Et bien, et sachez comme ça me coûte de dire ça, c’est complètement raté!

Jones reprend du service pour retrouver un crâne de cristal que les Russes lui disputent. Dans sa quête, il se retrouve flanqué d’un jeune qui se prend pour Brando dans « Sur les quais » (la nouvelle coqueluche Shia LaBeouf) et qui, divine surprise, se trouve être son fils, Henri Jones III. Pour les accompagner, on retrouve également Marion Ravenwood, sa chérie du premier volet, qui est donc la mère du petit Jones, ainsi qu’un professeur foldingue interprété par John Hurt. Ils sont confrontés à une méchante Russe, alias Cate Blanchett (ridicule avec son accent et sa perruque brune!) et leur quête les mène à retrouver Roswell et ses frères réfugiés dans un temple maya.

Mais pourquoi un tel carnage? Il y a bien quelques scènes d’action bien ficelées et on sent tout de même la patte d’un des meilleurs réalisateurs de tous les temps. Mais les points négatifs sont trop nombreux. Tout d’abord, les personnages qui entourent Indy sont tous plus énervants les uns que les autres. Le scénario est complètement foutraque, on ne croit pas un seul instant à cette histoire d’extraterrestres et on se demande si Spielberg ne nous ressert pas son histoire de famille, juste pour en faire un film personnel. Même si les autres volets étaient teintés de surnaturel, on y croyait, et on révait. Ici, c’est trop! A la fin on se croirait dans X-Files.

Sur la forme, Spielberg a peut-être trouvé un nouveau joujou avec les effets numériques mais trop c’est trop! On en trouve à chaque plan! Elle est loin la boule en carton pâte qui coursait Indy dans la première scène des Aventuriers de l’Arche perdue!

En conclusion, Indiana Jones n’est pour moi qu’une trilogie et le restera sans doute à jamais. Indy, maintenant prends ta retraite, fais-moi plaisir!