Critique: Nos Etoiles Contraires

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  • Réalisé par :
    Josh Boone
  • Avec :
    Shailene Woodley, Ansel Elgort, Nat Wolff…
  • Durée :
    2h
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : The Fault in Our Stars
  • Distributeur :
    20th Century Fox

Hazel Grace et Gus sont deux adolescents hors-normes, partageant un humour ravageur et le mépris des conventions. Leur relation est elle-même inhabituelle, étant donné qu’ils se sont rencontrés et sont tombés amoureux lors d’un groupe de soutien pour les malades du cancer.

Le mélodrame est un genre ô combien casse-gueule! On y va parce qu’on aime bien se faire titiller les glandes lacrymales mais en même temps, on est vite dérangé par un excès de violons ou un peu trop de pathos. Le pitch du film, la rencontre de deux ados dans un groupe de soutien pour cancéreux,  laisse évidemment craindre le pire. Du tragique, il y en a à revendre, quelques facilités scénaristiques aussi et cette adaptation d’un best-seller joue avec les limites à de nombreuses reprises notamment lors d’une dernière demi-heure difficile pour les âmes sensibles comme moi! Oui, j’assume ma part féminine, cela me rend d’autant plus sexy (c’est Biba qui le dit!).

Toutefois, et c’est grâce à ça que ça marche, le duo Shailene Woodley/ Ansel Elgort fonctionne à merveille, avec une mention spéciale à l’actrice qui sait nous faire chialer comme personne depuis The Descendants! Et bien qu’à priori à se flinguer, cette histoire véhicule un message tellement positif qu’on sort de là tout requinqué! En se barrant avant que la lumière se rallume quand même parce qu’il y a plein de filles dans la salle et qu’on a quand même un peu de dignité!

NOTE: 7.5/10

CRITIQUE DVD: ENFANCE CLANDESTINE

71GXaW8kuIL__SL1500_LE FILM: 8.5/10

Argentine, 1979. Juan, 12 ans, et sa famille reviennent à Buenos Aires sous une fausse identité après des années d’exil. Les parents de Juan et son oncle Beto sont membres de l’organisation Montoneros, en lutte contre la junte militaire au pouvoir qui les traque sans relâche. Pour tous ses amis à l’école et pour Maria dont il est amoureux, Juan se prénomme Ernesto. Il ne doit pas l’oublier, le moindre écart peut être fatal à toute sa famille. C’est une histoire de militantisme, de clandestinité et d’amour. L’histoire d’une enfance clandestine.

Premier film argentin de Benjamin Avila, Enfance Clandestine a une teneur fortement autobiographique et c’est une réussite à plusieurs niveaux. Mis en scène avec une maîtrise assez hallucinante, Enfance Clandestine se permet même quelques fantaisies loin d’être gratuites comme l’utilisation de l’animation pour illustrer les scènes violentes et garder ce rapport à l’enfance primordial dans le film. Car au-delà de la parfaite reconstitution d’une époque trouble de l’histoire argentine, le film se veut un vrai film politique mais surtout une histoire d’amour adolescente à la force déchirante. Le film d’Avila suscite également une réflexion sur l’engagement politique mais surtout sur la responsabilité et notamment les conséquences de nos actes sur l’existence de nos enfants. Réussir à combiner autant de thématiques dans un premier film passionnant et bouleversant c’est assez rare et c’est pour ça qu’il faut le voir absolument!

TECHNIQUE: 9/10

Très beau rendu pour le support!

BONUS: 8/10

Seul bonus, un entretien avec le réalisateur qui revient en particulier sur l’aspect autobiographique du film. Passionnant!

VERDICT: 8.5/10

Un premier film qui fera date!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Pyramide Vidéo