Court-métrage: « Make It Soul »

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Vous connaissez très certainement le légendaire James Brown, ce géant de la soul surnommé The Godfather of Soul (Le Parrain de la Soul) ? Et Solomon Burke, baptisé The King of Rock n’ Soul (le Roi du Rock n’ Soul) ?
Dans ce court-métrage d’animation, ces 2 géants de la soul se retrouvent pour un concert au Regal Theater  (Chicago) en 1965, âge d’or de cette musique.
Mêlant références musicales légendaires, et abordant le rôle de cette musique sur les problèmes de racisme de l’époque, ce court-métrage nous fait faire un bond dans le passé, au coeur de l’âge d’or de la soul.
Dès le début, des mouvements de caméra nous promènent à travers les rues de Chicago et accrochent notre oeil.
Le parti-pris artistique est très réussi avec une colorisation au feutre vraiment originale. Je vous invite d’ailleurs à découvrir le fabuleux travail de Simon Roussin qui utilise cette technique sur de nombreux projets. Cette explosion de couleurs contraste avec les images en noir et blanc de cette époque.
En somme, une prise de risque réussie avec un bel effet visuel !
Lors de la dernière édition de l’Urban Film Festival , j’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec le réalisateur, Jean-Charles Mbotti Malolo. Son film n’a pas reçu de prix malgré l’énorme travail artistique que l’on perçoit derrière cette création. Je suis donc ravie de pouvoir le mettre à l’honneur sur Cinédingue.
Découvrir le travail de Simon Roussi : http://simonroussin.blogspot.com/
Farah Parfait
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Court-Métrage: « 10 Minutes » de Thierry Sausse

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Avez-vous déjà vu le court-métrage 10 minutes réalisé par Thierry Sausse ? Je vous pose la question car il été sélectionné une trentaine de fois en festival et a reçu 5 prix à l’étranger. Sinon, foncez-le voir sur le site de la célèbre chaine 13ème rue . Ce réalisateur cannois, monté à Paris en 2008 pour intégrer une école de cinéma, n’en est pas à son coup d’essai. Son court-métrage La Belle gueule avait déjà trouvé le succès avec un style original en noir et blanc (https://vimeo.com/86243166). 
 
Cette fois-ci, il nous offre une sorte de huis clos dans un appartement avec un groupe de braqueurs, 10 minutes avant leur passage à l’action. Le court est tourné caméra à l’épaule. Celle-ci est très bien gérée par le réalisateur, alors que cette technique est loin d’être simple… Il laisse transparaître l’intensité de la scène, et la caméra raconte déjà une histoire à elle seule : ses plans posent le décor, et mettent en lumière des indices sur le contexte général de la situation. On peut ainsi apercevoir certains détails tels que des photos d’une femme et d’enfants qui laissent penser que la scène se déroule dans l’appartement de la famille d’un des braqueurs. Cela renforce le côté humain des 4 hommes, que l’on voit évoluer en proie à leurs doutes, leurs peurs et leurs émotions.
 
On peut reconnaître plusieurs références telles que Jason Bourne pour la caméra à l’épaule, ou une similitude avec une scène du Gang des Newton d’Ethan Hawke, où l’on accompagne deux frères qui prévoient de faire un braquage.
 
Les acteurs jouent globalement très bien et nous permettent de ressentir leurs états d’âmes comme si nous le vivions. En 10 minutes, on se met très facilement dans leur peau, et l’on s’attacherait presque à ces hommes au bord de la rupture. 
Seul petit bémol, l’éclairage qui selon moi ne met pas assez en valeur la scène et les personnages.
 
Vous l’aurez compris, le film ne se concentre pas sur l’idée du braquage en elle-même mais sur les réactions et les sentiments des braqueurs avant l’action (à laquelle on n’assistera d’ailleurs pas). Une réussite !
Farah Parfait
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