CRITIQUE BLU-RAY: CONTROL

LE FILM:

Ce film relate les trois ans d’existence du groupe anglais « Joy Division » de 1977 à 1980, à la mort de leur chanteur Ian Curtis. La première remarque à faire est qu’il n’est nullement besoin d’être un fan acharné de ce groupe à l’origine du mouvement new-wave pour l’apprécier. Ce film est un chef-d’oeuvre en puissance! Il n’est pas question ici du biopic traditionnel qui enchaîne les évènements incontournables de l’histoire du groupe. L’histoire est plutôt axée sur la courte existence du chanteur Ian Curtis qui se pendra chez lui, à peine âgé de 23 ans. Il souffrait de crises d’épilepsie qui le prenaient parfois en plein concert et dont le traitement l’épuisait. Et la rencontre d’une femme fit de sa vie de couple(il se maria et eut un enfant très jeune) un échec qui le détruisit psychologiquement.

Sam Riley. La Fabrique de Films

De ce film on peut retenir principalement l’interprétation hallucinante de Sam Riley dans le rôle de Ian Curtis; un jeune acteur dont on devrait certainement reparler. Au-delà de sa ressemblance troublante avec l’original, il semble complètement habité par son personnage avec en point d’orgue les passages sur scène lors desquels il reproduit à la perfection la gestuelle de son modèle. Samantha Morton en femme bafouée n’est pas en reste. Elle livre une prestation de haute volée dans ce rôle de femme trompée qui tentera tout pour garder son mari et qui le soutiendra malgré tout jusqu’à sa mort.

Enfin et surtout, on peut retenir une photo noir et blanc magistrale. Le réalisateur était autrefois photographe et réalisateur de clips pour entre autres, Depeche Mode ou U2, et ça se voit! On pourrait encadrer chaque image du film tellement c’est beau!

En conclusion, c’est un magnifique film très très rock n’roll qui ravira les fans comme les autres et ça vient de sortir en Blu-ray chez SevenSept.

L’apport HD est indéniable et le très beau noir et blanc s’en trouve sublimé!

LES BONUS:

Outre la traditionnelle bande-annonce et une galerie photos, on trouve un making of d’une vingtaine de minutes qui est surtout une sélection d’interviews de l’équipe du film très intéressante. Pour finir, une section video clips qui reprend en fait trois scènes musicales du film.

VERDICT:

Un film exceptionnel à se procurer d’urgence!!!

CRITIQUE DVD: PRECIOUS

LE FILM:

Precious a 16 ans. Obèse, elle vit avec sa mère d’allocations diverses. Celle-ci ne manque aucune occasion pour la battre alors que le père de Precious, atteint du SIDA a violé sa fille à plusieurs reprises. De ces rapports est née une petite fille trisomique gentiment surnommée « Mongo » et Precious est enceinte une deuxième fois. Rêvant de devenir chanteuse, Precious va se battre pour changer de vie…

Film phénomène, « Precious », second film de Lee Daniels, issu du circuit indépendant, a récolté plus d’une cinquantaine de prix dans tous les plus grands festivals de la planète et Mo’Nique, qui interprète la marâtre, a même décroché l’Oscar du meilleur second rôle féminin! Pourtant, je dois bien avouer que je ne suis pas très client! Certes, l’interprétation vaut le détour, de Mo’Nique bien sûr mais surtout de Gabourey Sidibe dans le rôle de titre et aussi de Mariah Carey, que l’on découvre loin de la diva dans le rôle d’une assistante sociale. Malheureusement, overdose de pathos! 1 h 45 de souffrances, de misère, tout ça à coup d’images clipesques et de ralentis : rien ne nous est épargné et c’en est trop pour moi!

Côté technique, un DVD irréprochable côté son comme côté image!

LES BONUS:

Outre quelques bandes annonces, une intéressante featurette de 17 mins sur les comédiennes de film et une rencontre de Laurent Weil avec le réalisateur, Gaby Sidibe et Lenny Kravitz (24 mins) également instructive.

VERDICT:

Si vous ne cherchez pas à vous distraire, « Precious » peut être le DVD idéal d’autant qu’il sort chez ARP SELECTION le 22 novembre prochain à prix très doux (12.99 euros!).