Critique: The Young Lady (Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016)

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2016 – Royaume-Uni de William OLDROYD Avec : Florence PUGH, Cosmo JARVIS, Paul HILTON, Naomi ACKIE, Christopher FAIRBANK.

1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre enfin la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

Premier film du réalisateur anglais William Oldroy, « The Young Lady » s’inspire d’un roman russe de Nilolaï Leskov, « Lady Macbeth du district de Mtsensk » qui traite du rôle ingrat de la femme au XIXème siècle. Le personnage de Katherine, à l’instar de Lady Macbeth, est une femme qui refuse de se soumettre. Elle ira jusqu’à tuer pour vivre la vie qu’elle souhaite. Remarquablement mis en scène tout en plans fixes magnifiquement travaillés, « The Young Lady » est un premier film surprenant par sa maîtrise. On s’attache à ce personnage de femme maltraitée, humiliée, puis, petit à petit, Katherine va sombrer dans une folie insidieuse qui entrainera tout le monde dans son sillage, que ce soit, le palefrenier ou sa servante Anna. La somptueuse photo du film est un écrin pour la jeune Florence Pugh, d’une beauté et au jeu d’une intensité rares. Un grand film!

4.5

 

Critique: Home (Festival de Cinéma Européen des Arcs 2016)

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2016 – Belgique De Fien TROCH Avec : Sebastian VAN DUN, Mistral GUIDOTTI, Loïc BATOG, Lena SUIJKERBUIJK, Karlijn SILEGHEM

Home suit la confrontation entre deux générations. Des adolescents qui explorent la frontière ténue entre confiance, amitié et loyauté, des adultes qui semblent aliénés par leur propre jeunesse passée. La confrontation sera plus brutale que prévu.

Choquer, tel semble être l’objectif premier de ce film volontairement réaliste (caméra à l’épaule) et cru. La réalisatrice s’intéresse à un groupe de lycéens chahutés par la vie. Kevin sort de prison après avoir tabassé un homme et doit vivre chez sa tante, sa famille ne souhaitant pas encore le réintégrer. John, son meilleur ami, lui, vit avec sa mère dans une relation destructrice. La réalisatrice multiplie les scènes volontairement choquantes pour nous amener, on s’en doute vers plus de noirceur. Difficilement supportable, le film s’étire en outre en longueur. Le jeune casting est toutefois à saluer!

2.5