CRITIQUE BLU-RAY: LE VILAIN PETIT CANARD

LE FILM:

Il était une fois une basse-cour où coqs, poules, canards et oies vivaient et couvaient de concert. Un beau jour, le coq découvrit un uf énorme qu’il ajouta discrètement à la couvée de sa poule, Mais quand l’oisillon naquit, il ne ressemblait à aucun de ses frères et s urs ! Il était bien trop grand et bien trop laid ! Très vite, il fut mis à l’écart, subissant sans cesse les moqueries et les humiliations de ses congénères. Puis le vilain petit canard désespéré fut chassé de la basse-cour… il ne demandait pourtant qu’à se faire aimer.

A l’époque du tout-numérique où les films pour enfants semblent pour la plupart sortis du même moule et adeptes du « toujours plus, toujours plus vite », ce « Vilain Petit Canard » est un vrai délice! Adapté du conte d’Andersen, le film du Russe Garri Bardine, réalisé en pâte à modeler et image par image (Stop-motion), est tout d’abord une splendeur visuelle, un travail d’orfèvre que ce soit au niveau des décors que des personnages, sur lesquels on distingue les empreintes digitales des sculpteurs. Parvenir à rendre aussi expressives des figurines en pâte à modeler est un véritable exploit! L’idée géniale de Bardine est d’avoir utilisé la musique de Tchaïkovski (Casse-noisettes et le Lac des Cygnes), sans doute la plus accessible pour le jeune public, pour illustrer son film, en en faisant un élément capital, quasiment une comédie musicale!

« Le Vilain Petit Canard » est un pur chef d’oeuvre d’animation que magnifie un Blu-ray irréprochable!

LES BONUS:

On trouve outre les bandes annonces des films pour enfants d’Arte, un making-of (12 mins) qui revient sur toutes les étapes de la conception du film et un sujet sur le doublage français du film (7 mins)!

VERDICT:

Si vous ne devez avoir qu’un blu-ray pour vos enfants, que ce soit celui-ci! INDISPENSABLE!

Disponible en DVD (14,99 euros) et Blu-ray (19,99 euros) chez Arte Video

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CRITIQUE: WASTE LAND

Pendant trois ans, WASTE LAND suit l’artiste brésilien Vik Muniz de Brooklyn, où il vit, à Jardim Gramacho en banlieue de Rio de Janeiro. Dans la plus vaste décharge du monde, il retrouve son Brésil natal pour un projet artistique inédit : photographier les « catadores » (les ramasseurs de déchets recyclables) dans des mises en scène composées à partir d’objets et matériaux rescapés des poubelles.
Tout au long de cette aventure, le projet va prendre une toute autre dimension. Au fur et à mesure de sa collaboration avec ces personnages hors du commun, Vik va saisir tout le désespoir et la dignité des catadores, alors même qu’ils parviennent à réinventer leur vie en prenant part à son œuvre d’artiste.
Produit par Ferando Mereilles et rythmé par les mélodies de Moby, le film de Lucy Walker propose une réflexion sur la responsabilité de l’artiste envers son environnement et sur l’idée utopique qu’une œuvre peut parfois changer une vie.

Waste Land est un documentaire réellement passionnant tant il donne à réfléchir sur notre modèle économique. C’est la face sombre du Capitalisme qui nous est ici jetée en pleine face. Malgré l’infinie misère dans laquelle vivent les protagonistes de ce documentaire, ils font face malgré tout jusqu’à ce que l’artiste Vik Munz s’intéresse à leur piètre existence et leur propose de participer à un véritable processus de création artistique qui leur donne envie de changer de vie. Au-delà de l’intérêt que représente cette création, c’est le bouleversant portrait de ces « catadores » qui fait de ce documentaire un authentique chef d’oeuvre!

Disponible en DVD dès le 6 juin chez Zylo!

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