Critique: The Rider

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Réalisation Chloé Zhao
Scénario Chloé Zhao
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Sortie 28 mars 2018

Le jeune cowboy Brady, étoile montante du rodéo, apprend qu’après son tragique accident de cheval, les compétitions lui sont désormais interdites. De retour chez lui, Brady doit trouver une nouvelle raison de vivre, à présent qu’il ne peut plus s’adonner à l’équitation et la compétition qui donnaient tout son sens à sa vie. Dans ses efforts pour reprendre en main son destin, Brady se lance à la recherche d’une nouvelle identité et tente de définir ce qu’implique être un homme au coeur de l’Amérique.

Trois ans après « Les Chansons que mes frères m’ont apprises », la jeune réalisatrice Chloé Zhao continue son exploration du quotidien des Indiens d’Amérique aujourd’hui. Brady, le personnage principal,cowboy chez les Indiens, jeune star du rodéo, doit mettre fin à sa passion à la suite d’un accident. Entre documentaire et fiction, les comédiens sont non professionnels et jouent pour la plupart des rôles identiques à ce qu’ils sont dans la vie, « The Rider » nous plonge au plus près des personnages et de leurs blessures. Chloé Zhao n’oublie pas les paysages magiques du Dakota, multipliant les plans somptueux au lever ou au coucher du soleil. Une magnifique réflexion sur la nature, la relation homme-animal mais aussi sur le sens de la vie; peut-on vivre sans passion? Un très grand film de cette année!

5

 

 

 

Critique: Everybody Knows

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Titre original Todos Lo Saben
Réalisation Asghar Farhadi
Scénario Asghar Farhadi
Acteurs principaux
Sociétés de production Memento Films Production
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre thriller
Durée 130 minutes
Sortie 9 mai 2018

A l’occasion du mariage de sa soeur, Laura revient avec ses enfants dans son village natal au coeur d’un vignoble espagnol. Mais des évènements inattendus viennent bouleverser son séjour et font ressurgir un passé depuis trop longtemps enfoui.

Habitué du Festival de Cannes, l’Iranien Asghar Farhadi présente cette année son huitième film en ouverture mais également en compétition! Tourné en Espagne, en Espagnol avec un casting hispanophone (Penelope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darin), « Everybody Knows » utilise les mêmes recettes que les précédents films du Maître: les thèmes de la famille, du mensonge et du secret sont là et Farhadi s’amuse, s’inspirant d’Hitchcock et Bergman. Comment ne pas penser à Vertigo lors de cette scène dans le clocher de l’église? L’enlèvement d’une adolescente lors d’une fête de mariage va jeter les personnages dans le conflit et faire resurgir les secrets du passé. Si le film est remarquablement construit, brillamment mis en scène et que l’on prend plaisir à voir évoluer ce casting, Farhadi ne convainc pas tout à fait, du moins pas autant que dans ses films Iraniens. « Everybody Knows » semble être conçu pour un public qui découvrirait son Cinéma et n’a pas la force d' »A propos d’Elly » ou « Une Séparation ». Toutefois, un Farhadi mineur reste toujours hautement recommandable!

3.5