Critique: Vaurien (FIFIB 2020)

RéalisationPeter Dourountzis
ScénarioPeter Dourountzis
MusiqueConstantin Dourountzis
Acteurs principauxPierre Deladonchamps
Ophélie Bau
Sébastien Houbani
Candide Sanchez
Sociétés de production10:15! Productions
Pays d’origine France
GenreDramethriller
Durée95 minutes
Sortie13 janvier 2021

Djé débarque en ville sans un sou, avec pour seule arme son charme. Il saisit chaque opportunité pour travailler, aimer, dormir. Et tuer.

Après trois courts-métrages, Peter Dourountzis réalise son premier long et pour ce faire, choisit un sujet fort et dérangeant. Vaurien est l’itinéraire d’un jeune marginal qui cache derrière son charme une violence sans limite. Dès la première séquence, dans un train, Djé s’asseoit en face d’une jeune femme au téléphone et dévoile un comportement qui suscite le malaise même s’il ne fait finalement rien de répréhensible. Très vite on comprendra que sous le masque se cache un prédateur sans pitié qui ne peut résister aux pulsions qui l’animent. Sa rencontre avec une jeune marginale elle aussi, incarnée par la jolie Ophélie Bau, saura-t-elle le soigner de ses troubles, rien n’est moins sûr. Sous des airs de gendre idéal, Pierre Deladonchamps avait déjà montré qu’il pouvait être monstrueux, comme dans les Chatouilles; il le confirme ici. Quant au film en lui même, c’est une vraie réussite, Dourountzis ne cédant jamais à la facilité et au voyeurisme jouant à merveille avec le hors champ. Un premier film étonnamment maîtrisé qui suscite une vraie curiosité pour la suite.

Critique: The Singing Club

Titre originalMilitary Wives
RéalisationPeter Cattaneo
ScénarioRosanne Flynn
Rachel Tunnard
Pays d’origine Royaume-Uni
Genrecomédie dramatiquemusical
Durée112 minutes
Sortie4 novembre 2020

Yorkshire, 2011. Les soldats de la garnison de Flitcroft sont envoyés en mission à l’étranger. Pour tromper leurs angoisses, leurs compagnes décident de créer une chorale. Elle est dirigée par l’austère mais surprenante Kate Barclay, épouse du colonel. Soudées par une envie commune de faire swinguer leur quotidien, Kate, Laura, Annie et les autres porteront leur  » Singing Club  » jusqu’au Royal Albert Hall pour un concert inoubliable.

Depuis 1997 et le succès phénoménal de The Full Monty, la carrière de Peter Cattaneo s’est poursuivie dans un relatif anonymat. Elle pourrait retrouver le chemin de la gloire avec un film à la trame fort ressemblante. Dans The Full Monty, Cattaneo retraçait le succès d’une bande de chômeurs qui avait décidé malgré des physiques pour le moins inégaux de se lancer dans le strip-tease! Avec « The Singing Club », il s’inspire d’une histoire vraie, celle d’un groupe de femmes de militaires qui, pour tuer le temps en l’absence de leurs maris partis à la guerre, décident de monter une chorale malgré des qualités vocales pour des plus disparates. Feel good movie par excellence, « The Singing Club » n’a pas pour qualité première son originalité, reprenant absolument tous les ingrédients de ce type de projet. Et pourtant, ça fonctionne! Pourquoi? Tout d’abord, le casting est une réussite avec une Kristin Scott Thomas parfaite en femme de colonel un peu pédante et un groupe de femmes ultra attachant. Niveau écriture, le scénario réserve de nombreux moments très drôles mais aussi quelques beaux moments d’émotion. Enfin comment ne pas être touché par ces portraits de femmes obligées de maintenir le bateau familial à flots et de rester fortes lorsqu’elles ne savent pas si leur mari rentrera en vie… Une vraie réussite!