Top 2016: Les 10 films qu’il fallait voir

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Comme chaque fin d’année, l’heure est aux bilans et au traditionnel top 10. Cette année, il fut particulièrement dur à dessiner tant les bonnes surprises furent nombreuses, avec des révélations mais aussi de jolies réussites de la part de cinéastes confirmés. Forcément frustrant ce classement…

10- « Everybody Wants Some » de Richard Linklater

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Le teen movie pour illustrer une époque et un pays, drôle, fun et remarquablement écrit!

9- « Réparer les vivants » de Katell Quillévéré

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Un film choral sur le don d’organes mais surtout un film plein de vie!

8- « Sully » de Clint Eastwood

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Eastwood et Hanks au sommet pour un récit passionnant sur un héros américain!

7- « Baccalauréat » de Cristian Mungiu

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Le réquisitoire contre la corruption qui gangrène la Roumanie, implacable et brillant!

6- « Nocturama » de Bertrand Bonello

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Le point de vue radical de Bonello sur le terrorisme, glaçant et fascinant!

5- « Frantz » de François Ozon

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Ozon confirme qu’il est l’un des plus grands cinéastes français avec ce thriller romantique aussi beau que passionnant!

4- « les Huit Salopards » de Quentin Tarantino

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Tarantino retrouve le western avec un cluedo brillant et un casting quatre étoiles sur la BO de Maestro Morricone!

3- « Mademoiselle » de Park Chan Wook

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Thriller mental ultra stylisé, « Mademoiselle » est sans doute le film qui stimule le plus les sens cette année!

2- « Carol » de Todd Haynes

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Histoire d’un Amour interdit, bijou de mise en scène et d’émotion, porté par un duo d’actrices absolument somptueux.

1- « Aquarius » de Kleber Mendonça Filho

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Somptueux portrait de femme sur fond de libéralisme sauvage, aussi dense qu’intelligent avec l’incroyable Sonia Braga. Le plus grand film de Cannes et de l’année!

Quatre films américains, trois films français, un film coréen, un film brésilien et un film roumain illustrent une année riche et passionnante. Cette année aura également été marquée par les film de Téchiné (Quand on a 17 ans), Woody Allen (Cafe Society), Pedro Almodovar (Julieta), Nicolas Winding Refn (The Neon Demon), Tim Burton (Miss Peregrine et les enfants particuliers), Asghar Farhadi (le Client), Denis Villeneuve (Premier contact) mais aussi des surprises comme « Dalton Trumbo », « Room », « The Nice Guys », « Irréprochable », « Divines », « Comancheria », « Brooklyn Village », « Keeper » ou encore le magnifique film d’animation « ma vie de Courgette ». Espérons que 2017 nous offrira un choix aussi compliqué!

 

 

 

 

 

 

Critique: Dernières Nouvelles du Cosmos

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Réalisation Julie Bertuccelli
Sociétés de production Les Films du Poisson
ARTE France Cinéma
Uccelli Production
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Documentaire
Durée 84 minutes
Sortie 9 novembre 2016

A bientôt 30 ans, Hélène a toujours l’air d’une adolescente. Elle est l’auteure de textes puissants à l’humour corrosif. Elle fait partie, comme elle le dit elle-même, d’un «lot mal calibré, ne rentrant nulle part». Visionnaire, sa poésie télépathe nous parle de son monde et du nôtre. Elle accompagne un metteur en scène qui adapte son œuvre au théâtre, elle dialogue avec un mathématicien… Pourtant Hélène ne peut pas parler ni tenir un stylo, elle n’a jamais appris à lire ni à écrire. C’est à ses 20 ans que sa mère découvre qu’elle peut communiquer en agençant des lettres plastifiées sur une feuille de papier. Un des nombreux mystères de celle qui se surnomme Babouillec…

Deux ans après « la Cour de Babel », Julie Bertuccelli reste dans le documentaire avec ce film sur l’artiste autiste Babouillec. Hélène n’est pas, contrairement à la plupart des films sur l’autisme, qualifiée d’Asperger. Elle ne parle quasiment pas et présente manifestement de vrais retards dans de nombreux domaines. Sans jamais avoir appris à lire ni écrire, elle passe une grande partie de son temps à piocher dans ses lettres découpées pour construire des phrases dans un vocabulaire plus que travaillé et surtout, sans fautes. A ses côtés, Pierre Meunier met en scène pour le théâtre ses textes. Le documentaire, centré sur les séances de travail de Babouillec, a le mérite de dévoiler véritablement ce qu’est l’autisme, à travers le décalage entre l’apparence d’Hélène et son réel bouillonnement intérieur.

4.5