CRITIQUE: EXTREMEMENT FORT ET INCROYABLEMENT PRES

Oskar Schell, 11 ans, est un jeune New-Yorkais à l’imagination débordante. Un an après la mort de son père dans les attentats du World Trade Center, le « jour le plus noir », selon l’adolescent, il découvre une clé dans les affaires du défunt. Déterminé à maintenir un lien avec l’homme qui lui a appris à surmonter ses plus grandes angoisses, il se met en tête de trouver la serrure qui correspond à la mystérieuse clé. Tandis qu’il sillonne la ville pour résoudre l’énigme, il croise toutes sortes d’individus qui, chacun à leur façon, sont des survivants. Chemin faisant, il découvre aussi des liens insoupçonnés avec son père qui lui manque terriblement et avec sa mère qui semble si loin de lui, mais aussi avec le monde déconcertant et périlleux qui l’entoure…

Petite précision pour commencer: même s’il s’agit de l’adaptation d’un best-seller, je ne vous parlerai pas de la qualité de celle-ci, n’ayant pas lu le livre. Ceci étant, voilà typiquement le film que j’étais prêt à démolir car il contenait en germe tout ce que j’exècre: une bande-annonce débordante de pathos, un duo de comédiens soit capable du pire (Tom Hanks), soit incapable du bon (Sandra Bullock), un enfant malheureux, une couche de 11 septembre et un titre à la con: qui dit mieux ? Et bien, le résultat n’est pas si honteux!

Stephen Daldry est un cinéaste à la production tout à fait honnête (Billy Elliott, The Hours, The reader) avec une légère tendance à appuyer parfois un peu fort côté émotion et il le confirme avec ce film surlignant les passages où il faut verser sa larme avec les notes dégoulinantes d’Alexandre Desplats. Concernant le duo de comédien cité plus haut, il est finalement assez en retrait ce qui est très positif. Le traitement du « 11 Septembre » relève quant à lui de l’anecdote expliquant seulement la cause du décès du père qui aurait très bien pu mourir dans un incendie quelconque. Le noeud du film tient en fait au fils, brillamment incarné par le jeune Tomas Horn, vraisemblablement porteur de troubles autistiques et faisant de cette histoire de clé une quête pour se rapprocher de défunt père. Et de ce côté-là, c’est assez réussi tant ce gamin est touchant et la vision de l’autisme très proche de la réalité!

« Extrêmement fort et incroyablement près » n’est donc pas l’immonde navet attendu mais une petite guimauve tout à fait comestible!

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