CRITIQUE: RABBIT HOLE (2011)

Becca, reçoit la visite d’une voisine pendant qu’elle jardine. Alors que celle-ci vient lui proposer un barbecue, Becca décline l’invitation sous de faux prétextes. Ce n’est pas la première fois qu’elle choisit l’isolement. Huit mois plus tôt, elle et son mari Howie ont perdu leur fils de 4 ans, renversé par une voiture devant chez eux. Chacun à sa manière, ils tentent de survivre à ce drame et de trouver un moyen de continuer à vivre sans se déchirer…

Pour son troisième long après « Hedwig ad the angry inch » et « shortbus », John Cameron Mitchell traite d’un sujet hautement casse-gueule, la perte d’un être cher, d’un enfant plus précisément. Sans jamais sombrer dans le pathos, il décrit avec finesse et intelligence le cauchemar de ce couple qui tente de continuer à avancer malgré une douleur infinie, sans jamais oublier l’humour. Nanti d’une très jolie photo tout en pastels, « Rabbit hole » est surtout l’occasion de voir à l’oeuvre un duo d’acteurs éblouissant. Nicole Kidman, qui rate d’ailleurs de peu l’Oscar attribué à Nathalie Portman, également productrice du film est magnifique de retenue et l’on est surpris de la force de l’interprétation d’Aaron Eckhart, abonné aux seconds rôles. Cerise sur le gâteau, la très rare Dianne Wiest campe la mère de Nicole Kidman, éplorée par la mort de son propre fils et livre une très belle prestation.

Un très beau film à découvrir désormais en vidéo.

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