CRITIQUE: JOHNNY GUITAR (1954)

Dans le cadre de l’opération « Ciné Memoire », j’ai pu revoir sur le grand écran de mon cinéma préféré le somptueux western de Nicholas Ray, « Johnny Guitar ». Ce film sorti en 1954, est une curiosité dans le sens où il fut le premier western féministe. Les deux personnages principaux sont en effet des femmes. Emma, riche propriétaire du village, est jalouse de Vienna (Joan Crawford), patronne du saloon, fière et indépendante, qui vient de retrouver son amour, Johnny Guitar( Sterling Hayden). Emma va jusqu’à accuser à tort Vienna de complicité de crimes pour mener une vraie traque contre elle.

Tourné dans un magnifique Cinémascope, le film délivre également un message politique. En effet, tourné en pleine chasse aux sorcières, on peut considérer que la chasse que livre Emma à Vienna sur des arguments très discutables est à l’image du Maccarthysme qui frappe beaucoup d’intellectuels de l’époque. Du scénario, très original, à l’interprétation en passant par la photo (couleurs très présentes), tout est splendide dans ce film. Il était d’ailleurs un des préférés de François Truffaut et encore aujourd’hui de Martin Scorsese. Ceux qui n’auraient pas la chance de le voir sur grand écran peuvent toujours se rabattre sur le dvd sorti chez Universal à moins de 10 euros.

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