CRITIQUE DVD: NO PAIN NO GAIN

91vET+pjwcL__SL1500_LE FILM: 7/10

À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux. NO PAIN NO GAIN s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement… Rien ne se déroule jamais comme prévu.

Michael Bay, spécialiste de la destruction massive, à coup d’effets pyrotechniques et de montage epileptique, avec des succès comme Armageddon, The Rock ou les Transformers, est également l’un des cinéastes les moins intéressants et celui dont on attend sûrement le moins! L’excitation à l’idée de découvrir son nouveau film et le niveau d’espoir nourri envers ce projet étaient également proche du néant!

Force est de reconnaître que ce projet assez atypique dans sa filmographie est plutôt une bonne surprise. En s’inspirant d’un fait divers macabre, Bay trousse une comédie noire déjantée mais assez drôle si l’on aime le second degré! Avec son trio de culturistes complètement abrutis, Bay dresse le portrait d’une bande de losers comme on a pu en voir chez Tarantino avec Vincent Vega ou encore chez les frères Coen, spécialistes en losers. Si la finesse de pachyderme de Bay est habituellement un handicap, elle s’acoquine assez bien avec son récit, tout comme son esthétique toujours outrancière. Et si Bay avait trouvé sa voie!

TECHNIQUE: 8/10

Pour le support, c’est très proche de la HD!

BONUS: 6/10

Deux documentaires en forme de making of à l’intérêt assez discutable constituent l’interactivité de ce DVD

VERDICT: 7/10

Une bonne surprise!

Disponible en DVD (19.99 euros) et blu-ray (24.99 euros) chez Paramount pictures dès le 15 janvier



CRITIQUE: TED

TED

À 8 ans, le petit John Bennett fit le voeu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse lourdement sur sa relation amoureuse avec Lori. Bien que patiente, Lori voit en cette amitié exclusive, consistant principalement à boire des bières et fumer de l’herbe devant des programmes télé plus ringards les uns que les autres, un handicap pour John qui le confine à l’enfance, l’empêche de réussir professionnellement et de réellement s’investir dans leur couple. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !

Premier long métrage de Seth MacFarlane, star de la télé US, précédé d’une campagne marketing savamment orchestrée, « Ted » est le gros succès de l’été outre-Atlantique et se débrouille plutôt bien pour sa sortie en France (plus de 400 000 entrées en 1ère semaine!)!

Contrairement à ce que l’on pourrait penser en voyant cet ourson, le film n’est pas du tout conçu pour les petits! Par contre il semble être conçu pour les adolescents! Le héros, interprété par un Mark Wahlberg qu’on a connu bien meilleur, et son ourson, sont fans de films débiles et ne s’intéressent qu’au sexe et à la fumette! Lire la suite