CRITIQUE: MAIS COMMENT FONT LES FEMMES ?

Kate (Sarah Jessica Parker) est mariée, a deux enfants et un job épuisant. Professionnelle jusqu’au bout des ongles, elle jongle avec un emploi du temps de ministre pour concilier son travail, l’éducation de ses enfants et sa vie de couple. Sa vie est une succession de mini-cataclysmes auxquels elle doit trouver des solutions : comment réussir une conférence-call en préparant le dîner de ses enfants ? Comment arriver à se faire des soirées entre copines quand le petit dernier est malade ? Comment être sexy avec son mari après 12h au bureau ? Mais comment font les femmes ? Si c’était si simple, les hommes feraient pareil…

« Mais comment font les femmes » est le prototype même du « film de filles », comme dirait ma chère et tendre autrement dit un film léger sans prétention sur des problèmes de filles. Mais ce serait faire injure à ces filles en leur prêtant un cruel manque d’exigence.

Certes, je n’attendais pas grand chose de ce film et tant mieux, ça laissait une place à une agréable surprise éventuelle. Ce qui fut le cas la première demi-heure! Assez enlevée, la comédie fonctionnait assez bien et m’arrachant même quelques sourires. Manque de pot, le procédé visant à donner la parole aux personnages à la façon d’une interview, devient vite lassant. Une des mères de famille de l’école passe d’ailleurs tout le film sur le tapis roulant de sa salle de gym! Quant au sujet même du film, on en a fait le tour au bout de la première demi-heure d’autant que la vie du personnage de Sarah Jessica Parker est loin d’être celle de Madame Toutlemonde! Pourquoi dans ce genre de film, les femmes ne sont-elles jamais vendeuses, caissières ou autres? Pour finir, le scénario, cousu de fil blanc ne ménage aucune surprise, et  le message est plus que lourdement asséné, comme un antidote à « un heureux évènement »: Oui, avoir des enfants, c’est difficile! Mais que c’est formidable et plus important que tout le reste! Sarah Jessica Parker, dont les choix de carrière ne sont dictés que par l’aspect économique, entraînera derrière elles toutes ses fans de « sex and the city » mais laissera tous les autres loins derrière! Et je ne suis pas fan de « sex and the city »!

CRITIQUE: IN THE AIR (2009)

Paramount Pictures France

Le métier de Ryan Bingham consiste à informer les salariés de leur perte d’emploi lors de plans sociaux. Pour l’exercer, il passe son temps à voyager et se sent mieux dans les halls d’aéroport et les hôtels que chez lui. C’est pour cette raison qu’il ne voit pas l’utilité de se marier et de fonder une famille. Son seul objectif: atteindre le record de 10 millions de miles pour devenir le 7ème passager à recevoir la fameuse carte en or!

Jason Reitman signe ici son troisième film après « thank you for smoking » et « Juno ». Le pari difficile de combiner le film social et la comédie romantique est remporté haut-la-main! Difficile en effet de s’attacher à un personnage aussi cynique et antipathique que Bingham mais c’est sans compter sur le charme et le talent de George Clooney qui confirme qu’il est bien l’un des plus grands acteurs américains de son temps. Qui d’autre que lui pouvait nous faire apprécier ce type sans pitié pour toutes les vies qu’il brise, qui connaît à peine sa famille et qui ne pense qu’à accumuler ses miles! Pour l’accompagner, la charmante Vera Farmiga (qu’on a déjà vue dans « les infiltrés » ) dans le rôle d’une liaison de Bingham rencontrée dans un hall d’aéroport et Anna Kendrick, très drôle dans ce rôle de la jeune collègue de Bingham.

Une comédie très intelligente, très fine qui fait réfléchir sur les priorités de la vie, le monde du travail aujourd’hui tout en offrant un bon moment de détente. De la très bonne comédie américaine!!!