CRITIQUE: CORALINE (2008)

Universal Pictures International France

Coraline Jones est une jeune fille dégourdie. Elle vient d’emménager avec ses parents dans une vieille maison. Ses parents, très occupés, ne s’occupent pas beaucoup d’elle; elle part donc à la découverte de sa nouvelle maison. Elle va trouver une petite trappe dans un mur dans laquelle elle va s’engouffrer. Au bout du chemin, elle se retrouve dans un monde où tout a l’air pareil mais en mieux: sa chambre est magnifiquement décorée, le chat si peu courtois d’habitude est très sympathique et ses parents sont parfaits!

Malheureusement, ses derniers vont petit à petits devenir monstrueux et tenter de retenir Coraline dans ce monde. Elle tente alors tout pour revenir au monde réel et sauver ses parents en danger.

Henry Sellick, à qui l’on doit « l’étrange noël de Monsieur Jack » et « James et la pêche géante » réalise ici un véritable bijou de poésie et d’imagination. Esthétiquement magnifique, il navigue toujours dans cet univers proche de celui de Tim Burton (il produit le film) entre fantastique et conte pour enfants et nous en met plein les yeux avec des trouvailles à chaque plan. Ces merveilles visuelles sont portées par une splendide partition de Bruno Coulais qui s’adapte parfaitement à l’ambiance du film.

Un régal pour les parents et bien sûr pour les enfants (ma fille de 6 ans n’a pas bougé, c’est un signe!).

CRITIQUE: ALICE AU PAYS DES MERVEILLES (2009)

Walt Disney Studios Motion Pictures France

Alice âgée de 19 ans, retourne au pays des merveilles et retrouve tous les personnages qu’elle avait rencontrés durant sa jeunesse, la Reine Rouge, le Chapelier fou, le chat, la chenille… Une mission lui est confiée, vaincre le « jour frabieux » le Jabberwocky, espèce de dragon sanguinaire, allié de la Reine rouge et par là-même donner la victoire à la Reine Blanche….

Burton revient ici aux sources en adaptant les deux livres de Lewis Carroll « Alice au pays des merveilles » et « de l’autre côté du miroir » au profit des studios Disney. En effet, c’est auprès de ces mêmes studios que sa carrière a débuté alors qu’il était un de leurs dessinateurs. Certains reprocheront au film un côté un peu aseptisé mais la patte de Tim Burton est bien présente (rien à voir avec le naufrage de « la planète des singes »!). Et il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un conte pour enfants et c’est la cible principale. Les personnages sont tous très réussis, le chapelier en tête (Johnny Depp est décidément fait pour l’univers burtonien) et la Reine rouge n’est pas mal non plus grâce à la performance de Helena Bonham Carter (mme Burton).

Visuellement, un régal à savourer en 3 D, tant les décors et les couleurs sont riches. A conseiller toutefois aux plus de 6 ans, le jabberwocky et le Bundernatch étant particulièrement effrayants!