CRITIQUE: PHENOMENES (2008)

Twentieth Century Fox France

Très déçu donc par « la jeune fille de l’eau », je me jette avec gourmandise sur le dernier Shyamalan tant le pitch est prometteur: certaines villes américaines sont frappées par des vagues de suicides. Effectivement, la première demi-heure tient ses promesses et les scènes choc se succèdent:les ouvriers se jettent de leurs échafaudages, un homme se couche sous tondeuse à gazon, un gardien du zoo se jette dans la gueule des fauves, etc…

Passée cette première demi-heure, on comprend tout de suite que la nature est responsable: les végétaux libèrent une substance toxique pour se défendre des maltraitances que les méchants humains leur font subir. Et là, le scénario prend l’eau de toutes parts et se succèdent invraisemblances et grosses ficelles. Mark Wahlberg ne trouve pas ici son meilleur rôle, loin de là. Il joue un prof de bio qui comprend très vite que ce n’est pas un coup d’Al Quaida mais bel et bien de Dame Nature. Son couple ne va pas très fort mais il en ressortira grandi par l’épreuve. Bref, rien de très follichon là-dedans mais la morale est sauve: on ne jette papiers par terre sinon on va le payer!

Heureusement comme d’habitude, Shyamalan n’étant pas maladroit de la caméra, il réussit à éviter le parfait nanar de peu.