Critique Bluray: l’Année du Dragon

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Titre original Year of the Dragon
Réalisation Michael Cimino
Scénario Oliver Stone
Michael Cimino
Acteurs principaux
Sociétés de production Metro-Goldwyn-Mayer
Dino De Laurentiis Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Policier
Durée 134 minutes
Sortie 13 novembre 1985

LE FILM:

4.5

Le capitaine Stanley White, un vétéran du Vietnam au tempérament bien trempé, est l un des flics les plus respectés de New York. Il est muté dans le quartier de Chinatown suite à l assassinat du représentant de la communauté chinoise. White est persuadé de l existence d une mafia qui régit l ordre du quartier et alimente le trafic de drogue. Il se lance dans une véritable croisade contre les dirigeants de cette soi-disant triade, elle-même rongée de l intérieur. Malgré les mises en garde de ses supérieurs hiérarchiques et les menaces de la communauté chinoise, Stanley White se lance dans cette bataille envers et contre tous…

Cinq ans après  le naufrage commercial de « la Porte du paradis » qui causa la faillite de United Artists, Michael Cimino tente de se relancer avec « l’Année du Dragon », polar adapté d’un roman de Robert Daley. Sur un scénario d’Oliver Stone, Cimino réalise un polar d’une belle noirceur teintée d’un lyrisme flamboyant. Mickey Rourke, qui s’apprête à devenir une star planétaire avec « 9 semaines et 1/2 », incarne avec un charisme hallucinant Stanley White, un policier raciste traumatisé par la guerre du Viet Nam qui s’est fixé comme mission d’éradiquer la guerre des gangs qui règne dans Chinatown. Superbe photo, mise en scène géniale et flambées de violence sont les principaux ingrédients de ce qui constitue l’un des grands films de son auteur.

TECHNIQUE:

4.5

Somptueuse copie proposée par ce bluray avec une définition impeccable et des couleurs vraiment resplendissantes!

BONUS:

4

Outre le somptueux livre richement illustré et documenté sur le film, on trouve une présentation du film par JB Thoret ainsi qu’un entretien d’une trentaine de minutes au cours duquel Cimino parle de son travail sur le film (la voix de Cimino est illustrée par des images du film).

VERDICT:

4.5

Deuxième coffret ultra collector après Body Double, à nouveau indispensable!

Disponible en édition Ultra Collector (49.99 euros) et en édition simple (19.99 euros)dès le 9 mars chez Carlotta Films

 


Critique Bluray: Desperate Hours (La maison des otages)

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Titre original Desperate Hours
Réalisation Michael Cimino
Scénario Lawrence Konner (en)
Mark Rosenthal (en)
Joseph Hayes (Roman)
Acteurs principaux
Sociétés de production Dino De Laurentiis Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Thriller, Crime, Drame
Durée 105 minutes
Sortie 9 janvier 1991

LE FILM:

3.5

Alors que s’ouvre son procès pour tentative de meurtre, le détenu Michael Bosworth parvient à s’échapper du tribunal et à s’enfuir, accompagné par son frère Wally et son ami Albert. Pendant qu’ils attendent Nancy, l’avocate et maîtresse de Michael également complice de son évasion, les trois hommes décident de se cacher dans une maison cossue, appartenant à la famille Cornell. Commence alors une prise d’otages entre le trio en fuite et les quatre membres de cette famille…

En 1990, dans l’espoir de relancer une carrière définitivement détruite par l’échec de « la Porte du Paradis », Michael Cimino accepte un film de commande, le remake de « la Maison des Otages » de William Wyler. Dès la première scène, on trouve tout de même la patte du réalisateur, avec sa maîtrise des grands espaces, avant de revenir très vite au huis-clos caractéristique du film d’origine. Le film ayant été massacré au montage par les producteurs, on s’aperçoit aisément des trous béants dans la narration à de multiples reprises dans le film. C’est sans doute ce qui a causé l’échec du film, aussi bien critique que public. Toutefois, la mise en scène maîtrisée et les comédiens, Mickey Rourke et Anthony Hopkins, font ce cette « Maison des Otages » un honnête thriller qui vaut surtout dans la compréhension de la carrière atypique de son réalisateur.

TECHNIQUE:

3.5

Une copie assez propre, sans défaut majeur.

BONUS:

1

Outre la bande-annonce, on trouve une présentation du film par Jean-Baptiste Thoret.

VERDICT:

3.5

Un remake pas complètement réussi mais intéressant!

Disponible en bluray (19.99 euros) chez Carlotta Films dès le 9 mars

CRITIQUE: THE WRESTLER (2008)

Wild Bunch

Dans les années 70 Randy Robinson « the Ram » (Mickey Rourke) était une superstar du catch aux millions de fans et aux figurines à son effigie. Vingt ans plus tard, il est vendeur au rayon traiteur d’un supermarché et combat le samedi face à d’anciennes gloires du catch comme lui. Ces combats lui servent à boucler les fins de mois et à s’évader d’une vie sans aucun intérêt: il est seul et son unique famille, sa fille qu’il a abandonnée quand il tutoyait les sommets, refuse de le fréquenter. Alors que son corps l’abandonne aussi (il porte un prothèse auditive et subit un pontage après un infarctus), il va trouver l’amour en la personne d’une escort girl (Marisa Tomei), naufragée de la vie elle aussi.

Pour son quatrième film, Darren Aronofski change radicalement de registre après PI (thriller mathématico-métaphysique épatant), Requiem for a dream ( véritable shoot cinématographique sur toutes les sortes d’addiction) et The fountain (SF pas brillant). Ici, c’est un vrai drame sur fond de sport, un peu à la Rocky, sans effet de mise en scène pour coller au plus près de la réalité  un peu dans le genre des drames sociaux d’outre-Manche . Aronofski a fait un choix plus que payant de confier le rôle du »Bélier » à Mickey Rourke; c’est le rôle de sa vie et ce pourrait être autobiographique tant l’alcool et une vie mouvementée ont fait sombrer sa carrière dans l’oubli (jusqu’à ce rôle). Pour l’accompagner, Marisa Tomei est comme à chaque fois extraordinaire (je l’avais déjà dit pour « 7h58 »), ici dans ce rôle de call girl qui passe ses nuits à danser pour des paumés pour élever son fils de 9 ans.

Ces deux-là n’auraient pas besoin de parler tant leurs regards en disent long. On y lit la détresse et la tristesse de n’avoir pas de but ni de perspective d’avenir ou quelqu’un à qui se raccrocher. Vraiment un magnifique duo d’acteurs! Pour couronner le tout, Bruce Springsteen nous achève avec une ballade comme lui seul en a le secret.

Un très très bon film à ne pas manquer!

CRITIQUE: THE EXPENDABLES (2010)

Barney Ross et ses copains sont des mercenaires. Leur dernière mission consiste à débarquer sur une île exotique pour en déloger le dictateur qui y sévit…

Sylvester Stallone réalise ce film dans lequel il se fait clairement plaisir en convoquant la crème du film d’action d’hier et d’aujourd’hui: Jason Statham, Dolph Lundgren,Jet Li, Mickey Rourke et dans une courte apparition Bruce Willis et Arnold Schwarzenegger. Heureusement qu’il se fait plaisir d’ailleurs parce que pour le spectateur le temps est vraiment long! Le scénario est nul, accumulant tous les poncifs du genre, la réalisation est hideuse et que dire de l’interprétation! Après un « Rocky Balboa » et un « John Rambo » plutôt réussis, Sly nous sert un film d’action sans aucun intérêt; que ses copains et lui reposent en paix au panthéon des stars du cinéma d’action des années 80-90!