CRITIQUE: ORANGE MECANIQUE (1971)

Warner Bros.

Londres, XXIème siècle. Alex et sa bande de « droggies » terrorisent la population par leur ultraviolence. Tellement barbare y compris avec ses hommes, Alex finit par être laché par ses pairs et livré à la police. Le gouvernement décide de l’utiliser afin de tester un traitement visant à éradiquer tout désir de violence…

Pour la dixième fois à peu près, je décidai ce week-end de me refaire ce joyau en blu-ray( magnifique édition avec une qualité d’image et de son hallucinantes). Le plaisir est toujours aussi grand! Tout le génie de Kubrick est là! Une formidable utilisation de la musique, des décors et costumes fabuleux et la prestation hallucinante de Malcom MacDowell qui d’ailleurs fut victime de sa prestation; il ne réussit jamais à dénicher d’autres rôles intéressants par la suite. Sur la forme, Kubrick découpe son film en deux parties un peu comme il le fera quatre ans plus tard avec Barry Lindon: l’ascension et la déchéance. En effet, la première partie voit Alex régner par la terreur et s’éclater sur la musique de Ludwig Van Beethoven (son idole absolue). La seconde partie débute à sa sortie de prison, une fois qu’il a subit le traitement « Ludovico ». Il est devenu une victime de la société. Il n’a plus rien, même sa famille l’a abandonné, ses anciennes victimes se vengent sur lui…

Le nouveau remède est-il efficace? Kubrick nous questionne sur la nature humaine, sur nos gouvernants et les politiques répressives.

Un des plus grands films de l’Histoire du Cinéma qui n’a pas pris une ride!

2011, L’ODYSSEE KUBRICK

2011 sera Kubrick ou ne sera pas! Je ne vous cacherai pas qu’il est mon idole absolue et que cette année va me combler.

L’évènement phare est bien sûr l’exposition qui lui est consacrée à la Cinémathèque de Paris du 23/03 au 31/07 qui justifie apparemment le déplacement pour les pauvres provinciaux dont je fais partie. On peut y trouver des salles consacrées à chacun de ses films avec objets, mobiliers…des documents de travail, des photos (sa passion et son premier métier), des notes d’intention, des documents sur ses projets inaboutis (Napoleon, Aryan papers, A.I.)… Le rêve quoi!

En ouverture du Festival de Cannes, c’est « Orange mécanique » qui sera présenté en numérique à l’occasion des 40 ans du chef d’oeuvre et ceci en prélude à une ressortie nationale de tous les films du maître à partir de Lolita! Orgasmique!

Pour les fans equipés en blu-ray, Warner sort le coffret de l’intégrale accompagné du doc « a life in pictures » et du bouquin « the Stanley Kubrick Archives ». Seulement 7 de ses films avaient la chance d’exister sur ce support.

La sortie du somptueux coffret sur le film que l’on ne verra jamais « Napoleon » paru aux éditions Taschen qui comprend entre autres le scénario intégral est un évènement à lui seul surtout à ce prix: 49 euros!

Enfin, le magazine « trois couleurs » (MK2) sort un numéro spécial chez tous les bons marchands de journaux à 9.90 euros qui fait office de catalogue de l’expo et qui est passionnant! Indispensable!

Allez! Profitez-en pour revoir ses films! Un émerveillement à chaque fois!