CRITIQUE: UN JOUR SANS FIN

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Un monsieur météo particulièrement imbu de lui-même, se retrouve coincé dans un bled perdu afin de couvrir un évènement ô combien fondamental : la fin de l’hibernation des marmottes. Une fois sa mission accomplie, il s’endort du sommeil du juste pour se réveiller le lendemain matin avec une impression bizarre, et pour cause : par un mystérieux phénomène, il est condamné à revivre sa journée de la veille. Phil va s’habituer à l’impossible et tirer parti de cette situation, sans aucun scrupule…

Revoir ce film hier soir pour la 34 ou 35ème fois m’a à nouveau rempli de bonheur et s’il en est parmi vous qui ne l’ont jamais vu, les 20 ans de cette comédie sont l’occasion rêvée! Assez bien accueilli par la presse en 1993, le quatrième film d’Harold Ramis (le binoclard des Ghostbusters!) acquit au fil des années le statut de film culte et je fais partie de ses adorateurs pour un tas de raisons! Tout d’abord, le film déroule le tapis rouge au génie comique de Bill Murray dont le personnage passe de l’étonnement à l’agacement, de l’envie de mourir au désir de faire le bien, et offre donc à l’acteur la possibilité de faire exploser son talent à la face de ceux qui en doutaient. Pour lui donner la réplique, Andie MacDowell, dont le charme ne laissait pas insensible le jeune adolescent de 16 ans que j’étais à l’époque, commençait à prendre son envol: malheureusement cela fait bien une dizaine d’années que sa carrière a coulé à pic!

Le scénario, absolument magique, use de toutes les possibilités que lui donne le postulat de départ: le héros peut zapper les évènements dont il connaît l’issue, faire ce qu’il veut sans se soucier des conséquences, réparer des erreurs ou des oublis,… Au lieu d’être rébarbatif, le procédé devient complètement ludique! Le film aura également le mérite de rendre hilarant le tube de Sonny and Cher, I Got You Babe et nous donnera l’occasion de découvrir le visage de Michael Shannon pour la première fois!

Groundhog Day est assurément l’une des plus grandes comédies américaines de tous les temps! Les chances de rire sont d’à peu près 100%!

NOTE: 9/10

 

CRITIQUE: ORANGE MECANIQUE (1971)

Warner Bros.

Londres, XXIème siècle. Alex et sa bande de « droggies » terrorisent la population par leur ultraviolence. Tellement barbare y compris avec ses hommes, Alex finit par être laché par ses pairs et livré à la police. Le gouvernement décide de l’utiliser afin de tester un traitement visant à éradiquer tout désir de violence…

Pour la dixième fois à peu près, je décidai ce week-end de me refaire ce joyau en blu-ray( magnifique édition avec une qualité d’image et de son hallucinantes). Le plaisir est toujours aussi grand! Tout le génie de Kubrick est là! Une formidable utilisation de la musique, des décors et costumes fabuleux et la prestation hallucinante de Malcom MacDowell qui d’ailleurs fut victime de sa prestation; il ne réussit jamais à dénicher d’autres rôles intéressants par la suite. Sur la forme, Kubrick découpe son film en deux parties un peu comme il le fera quatre ans plus tard avec Barry Lindon: l’ascension et la déchéance. En effet, la première partie voit Alex régner par la terreur et s’éclater sur la musique de Ludwig Van Beethoven (son idole absolue). La seconde partie débute à sa sortie de prison, une fois qu’il a subit le traitement « Ludovico ». Il est devenu une victime de la société. Il n’a plus rien, même sa famille l’a abandonné, ses anciennes victimes se vengent sur lui…

Le nouveau remède est-il efficace? Kubrick nous questionne sur la nature humaine, sur nos gouvernants et les politiques répressives.

Un des plus grands films de l’Histoire du Cinéma qui n’a pas pris une ride!