CRITIQUE DVD: LE HEROS D’IWO JIMA

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LE FILM: 7.5/10

Un indien s’enrole dans l’armée américaine mais supporte difficilement, malgré son courage, l’étiquette de « héros » et la mort de son meilleur ami. Après la démobilisation, il cherche à se réintégrer dans sa tribu…

Après avoir remporté une Palme d’Or et un Oscar pour son film Marty (1955), Delbert Mann a connu une carrière plutôt discrète avec une quinzaine de films en trente ans. En 1960, il s’intéresse aux « héros » d’Iwo Jima, ce qui donnera 45 ans plus tard de « Mémoires de nos pères » d’Eastwood.

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En suivant le marine indien Ira Hayes, Delbert Mann ne choisit pas le film de guerre comme on pourrait le penser mais plutôt le drame psychologique. En effet, l’action se déroule en grande partie au retour du soldat. Alors que cet Indien de la tribu des Pimas est plus ou moins mal vu par les siens quand il décide d’incorporer l’armée US, il subit de régulières railleries de ses frères d’armes. Quand le ministère des armées monte, avec la célèbre photo du drapeau, une gigantesque campagne de propagande dans le but de récolter des fonds avec un emprunt de guerre, le jeune Ira se retrouve propulsé au rang de héros sans avoir le sentiment de le mériter. Petit à petit, toujours à la recherche de sa place, il sombre dans l’alcool…

Réalisé sans génie mais plutôt efficacement, le film de Delbert Mann est assez prenant avec un très bon Tony Curtis, s’il on accepte le fait qu’il interprète un Indien, chose fréquente dans le cinéma US! Le Héros d’Iwo Jima est en tout cas bien meilleur que le film d’Eastwood!

TECHNIQUE: 8/10

Une bonne copie que quelques défauts par-ci par-là ne sauraient gâcher!

BONUS: 0/10

Rien du tout!

VERDICT: 7.5/10

Un bon film à découvrir!

Disponible en DVD (9,99 euros) chez Universal Pictures dès le 6 février

CRITIQUE DVD: THAT COLD DAY IN THE PARK

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LE FILM: 8/10

À Vancouver, par une journée pluvieuse, Frances, une bourgeoise trentenaire et renfermée aperçoit dans un parc, à travers sa fenêtre, un homme solitaire. Elle recueille et abrite cet invité inattendu, apparemment muet. Un jeu de secret et de manipulation s’installe entre eux…

Deuxième long métrage de Robert Altman après Countdown (coréalisé), That Cold Day in the Park est son premier film vraiment personnel, où l’on retrouve déjà son style. Après un début aux allures de chronique sociale, le film bascule lentement au bout d’une trentaine de minutes vers un résultat assez proche du thriller.

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En effet, Frances vit dans une solitude que les visites de ses amis bourgeois aux conversations superficielles ne comblent jamais. L’apparition de ce jeune homme sur un banc en face de chez elle lui paraît comme l’occasion rêvée de pimenter un peu sa morne existence. Elle lui permet donc de pénétrer dans son intimité et découvre que ce jeune homme ne parle pas.

Cette relation prendra alors un tour assez inquiétant et c’est la grande réussite du film! Dans un style visuel très fidèle au cinéma européen de cette époque (on pense à Deep End de Skolimowski ou au cinéma de Bergman), Altman raconte son histoire de façon assez linéaire. On y retrouve sa patte notamment à travers l’usage fréquent du zoom.

L’interprétation du duo d’acteurs Sandy Dennis (inquiétante à souhait)et Michael Burns (mystérieux)est excellente! Un film à découvrir!

TECHNIQUE: 8/10

Malgré un léger grain, une copie très correcte qui met en valeur une jolie photo.

BONUS: 7/10

Outre la bande-annonce, on trouve une présentation du film très intéressante(13 mins) par Pierre Berthomieu!

VERDICT: 8/10

Un DVD à se procurer pour découvrir les très intéressants débuts d’Altman.

Disponible en DVD (14,99 euros) dans la collection les Introuvables Wild Side Video dans les magasins FNAC et FNAC.com dès le 6 février