THX 1138 (1971)

Solaris Distribution

Au XXVe siècle, dans une cité souterraine qui ressemble à une termitière humaine où chacun s’identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien tout à fait ordinaire travaillant sur une chaîne d’assemblage de policiers-robots.
Un jour, il commet pourtant un acte irréparable : lui et sa compagne LUH 3147 font l’amour dans une société qui l’interdit formellement. Pour THX 1138, c’est désormais la prison qui l’attend…

Premier film de George Lucas, THX 1138 est en fait la version longue de son court-métrage de fin d’études, que Francis Ford Coppola a proposé de financer à la vue de ce dernier. Lucas dépeint une société totalitaire où tout le monde a le crâne rasé, chaque individu est obligatoirement drogué et toute relation sexuelle est prohibée, en quelque sorte tout l’inverse de la société américaine de l’époque avec ses babas aux moeurs dépravés.

Dans la lignée de films comme « Métropolis » ou « 2001, l’odyssée de l’espace », THX 1138 est un premier film très ambitieux qui souffre toutefois de certaines faiblesses scénaristiques. Il laisse entrevoir tout de même un talent qui explosera avec la saga « star wars ». Le rôle principal est tenu par le toujours parfait Robert Duvall et le très rare Donald Pleasance joue également l’un des « détenus ». Pour l’anecdote, Lucas inventera quelques années plus tard un système sonore révolutionnaire qui équipera de nombreuses salles de cinéma: le son THX.

TRUE GRIT (1969)

1880 en Arkansas. Issue d’une famille aisée, la jeune Mattie Ross (Kim Darby) arrive en ville pour y trouver de l’aide. En effet, son père vient de se faire assassiner par son employé Tom Chaney (Jeff Corey). Pour le faire arrêter et condamner, elle loue alors les services d’un vieux shérif borgne, tapageur et buveur, Rooster Cogburn (John Wayne). Ils sont bientôt rejoint par un jeune Texas Ranger (Glen Campbell) qui recherche lui aussi le même homme, aussi coupable du meurtre d’un sénateur au Texas. Les trois héros vont devoir faire équipe…

Ce n’est donc pas ici du film des frères Cohen dont je vais vous parler mais de la première adaptation du roman de Charles Portis réalisée par Henry Hattaway en 1969. Alors que l’âge d’or (les années 50) du western est révolu, les rares westerns qui sortent en salle sont ceux de Sergio Leone ou ceux de Sam Peckinpah. Et comme un dernier adieu au genre, Hattaway confie le rôle principal à un John Wayne vieillissant borgne et boitillant. En face de lui, il trouve la jeune Mattie Ross incarnée par Kim Darby, qui joue une jeune fille forte, courageuse, douée en affaires, évoquant sans arrêt son avocat,  à l’image de cette nouvelle ère que prennent le cinéma et l’Amérique en général.

Très classique dans la forme, le film oscille sans arrêt entre comédie et drame et Hattaway utilise pleinement les possibilités offertes par les grands espaces du Colorado, distillant des images d’une beauté à couper le souffle. Le duo Wayne/Darby fonctionne à merveille et les apparitions de Robert Duvall ou Dennis Hopper en méchants ne gatent rien.

Un film magnifique, plus connu en France sous le titre « 100 dollars pour un shériff », qui sort en dvd et blu-ray sous une copie magnifique, à l’occasion de la sortie en salles du film des frères Cohen dont je vous parlerai dans quelques jours. A (re)découvrir!

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100 dollars pour un shérif bande-annonce par 110laurent