Critique: Monsieur Je-Sais-Tout

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Réalisation Stéphan Archinard
François Prévôt-Leygonie
Scénario Stéphan Archinard
François Prévôt-LeygonieAlain Gillot

Acteurs principaux
Sociétés de production Wassim Béji

Sidonie Dumas

Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 99 minutes
Sortie 9 mai 2018

Vincent Barteau, 35 ans, entraîneur de foot d’1,92 m, voit débouler dans son quotidien de célibataire invétéré, son neveu, Léo, 13 ans, 1,53 m autiste Asperger et joueur d’échecs émérite. Cette rencontre aussi singulière qu’explosive va bouleverser l’existence de Vincent et offrir à Léonard la chance de sa vie.

Les réalisateurs se sont inspirés de « Rain Man » peut-on lire et l’on n’est pas étonné. Tom Cruise est ici remplacé par Arnaud Ducret et Dustin Hoffman par un enfant de 13 ans. Les deux ne sont pas frères mais oncle et neveu. Dans le jeu, le personnage de Léo s’exprime comme son illustre modèle, il parle vite et répète en boucle certaines phrases, se tenant la tête légèrement inclinée façon Ray Babitt! Clairement conçu pour le grand public et une diffusion en prime time, le film aborde le problème de l’autisme mais bien évidemment, comme toujours, le jeune héros est Asperger, autiste de haut niveau. Il se retrouve en compagnie d’un gros beauf de service, rôle auquel Ducret est habitué et le duo va bien évidemment finir par s’apprivoiser! Tout est ridicule dans ce film et tout sonne faux. Si le diagnostic de l’autisme est une chose qui présente d’énormes difficultés dans la « vie normale », ici en deux temps trois mouvements, la médecin d’un club de foot pose ce diagnostic et explique en deux scènes à Ducret de quoi il retourne façon fiche wikipédia! La mise en scène de tout ça est l’avenant, du niveau d’un épisode de « Plus belle la vie » et quelques moments « émouvants » sont soutenus par la musique sirupeuse de Mathieu Gonet de la starac!!! Le grand public aura passé un bon moment, rigolant des « facéties » du petit autiste et seront persuadés qu’ils en savent plus sur ce trouble. Puis, lorsqu’ils croiseront un autiste « non asperger », ils le regarderont de travers et changeront sûrement de trottoir. Vous aimez le grand Cinéma, qui plus est utile: restez chez vous!

0.5

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Critique: Les dents, pipi et au lit

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Antoine est un célibataire endurci, fêtard et séducteur. Il vit dans un magnifique appartement Parisien avec Thomas, son colocataire, où les soirées arrosées battent leur plein toutes les semaines. Lorsque Thomas part vivre à Los Angeles, il trouve à Antoine un nouveau colocataire pour le remplacer… « Jeanne, 1m70, yeux bleus ». Si la description fait saliver Antoine, il ne sait pas encore que la charmante Jeanne n’emménage pas seule… Mais accompagnée de ses deux enfants : Théo, 8 ans, et Lou, 5 ans ! 
Antoine, qui est loin d’être un papa poule, va goûter bien malgré lui aux joies de la vie de famille…

Premier film d’Emmanuel Gillibert, « les dents, pipi et au lit » est aussi le premier « premier rôle » de l’humoriste Arnaud Ducret. Il incarne un quadra complètement immature qui ne jure que par ses potes, les soirées alcoolisées, sa console et les filles, « bonnes » de préférence. Au moment où il découvre sa nouvelle coloc, Jeanne, incarnée par Louise Bourgoin, il se dit que la chance lui sourit… Jusqu’à ce que ses deux enfants de 5 et 8 ans débarquent! Finis les beuveries et le monopole de la télé! Seul objectif: virer les trois intrus au plus vite, à moins que finalement… Si l’objectif est de passer un bon moment, sans effort, le contrat est rempli notamment grâce à deux comédiens charmant à l’énergie communicative. Maintenant, si quelques gags font mouche, souvent en dessous de la ceinture (on notera une scène de « air sex » interminable) le film ne surprend jamais tant il emprunte, tout en les moquant, tous les standards de la comédie romantique. Dispensable…

2.5