Critique Bluray: Love And Mercy

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Réalisation Bill Pohlad
Scénario Oren Moverman
Michael Alan Lerner
Acteurs principaux
Sociétés de production Battle Mountain Films
River Road Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Biographie
Durée 120 minutes
Sortie 1 juillet 2015

 

LE FILM:

4

 

 

Derrière les mélodies irrésistibles des Beach Boys, il y a Brian Wilson, qu’une enfance compliquée a rendu schizophrène. Paul Dano ressuscite son génie musical, John Cusack ses années noires, et l’histoire d’amour qui le sauvera.

Le biopic est un genre ô combien casse-gueule qui accouche souvent d’hagiographies pompeuses et scolaires! De temps en temps, un film surprend et réussit à braver tous les codes du genre pour en faire une oeuvre à part entière. C’est le cas avec ce « Love and Mercy » qui entreprend de nous raconter l’histoire des Beach Boys, mais plus particulièrement de Brian Wilson, l’âme du groupe. Plutôt qu’un récit linéaire, le réalisateur, Bill Pohlad nous emmène, à travers des allers-retours, entre les années 60 et 70 (Wilson incarné par Paul Dana) et les années 80 (John Cusak). On assiste donc d’un côté au génie créatif de Wilson et à ses heures de gloire et en parallèle à l’époque où il est tombé sous la coupe d’un psy douteux qui le bourre de médicaments et le garde sous sa coupe. Remarquablement mis en scène (fabuleuses scènes d’enregistrements), avec un grand soin apporté à la photo, le film bénéficie de l’interprétation magistrale de Dana et Cusak. Passionnant, émouvant et touchant, Love and Mercy décrit aussi bien le parcours d’un génie que la souffrance d’un homme. Une excellente surprise!

TECHNIQUE:

4.5

 

 

Parfait!!!

BONUS:

3.5

 

 

Outre la bande annonce et quelques scènes coupées, on trouve deux makings of assez complets.

VERDICT:

4

 

 

L’une des très bonnes surprises de l’année!

Critique: Boomerang

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  • Date de sortie :
    23 septembre 2015
  • Réalisé par :
    François FAVRAT
  • Avec :
    Laurent Lafitte, Mélanie Laurent, Audrey Dana…
  • Durée :
    1h41min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2015
  • Distributeur :
    UGC Distribution

Boomerang : nom masculin, arme de jet capable en tournant sur elle-même de revenir à son point de départ… En revenant avec sa sœur Agathe sur l’île de Noirmoutier, berceau de leur enfance, Antoine ne soupçonnait pas combien le passé, tel un boomerang, se rappellerait à son souvenir. Secrets, non-dits, mensonges : et si toute l’histoire de cette famille était en fait à réécrire ? Face à la disparition mystérieuse de sa mère, un père adepte du silence et une sœur qui ne veut rien voir, une inconnue séduisante va heureusement bousculer la vie d’Antoine…

Après « Elle s’appelait Sarah » de Gilles Paquet-Brenner, c’est la seconde adaptation d’un roman de Tatiana de Rosnay. Le réalisateur du « Rôle de sa vie », François Favrat,  trouve ici l’occasion de traiter de la famille et des secrets qui peuvent empoisonner les rapports entre ses membres. Antoine, incarné par Laurent Lafitte, tente  de comprendre les circonstances de la noyade de sa mère survenue quand il avait 10 ans malgré les réticences de sa soeur (Mélanie Laurent), qui ne souhaite pas se poser de questions, et son père (l’impeccable Wladimir Yordanoff) qui ne souhaite pas y répondre. Cette réflexion sur la famille et les non-dits est savamment instillée par le truchement d’une enquête initiée par Antoine. La réussite du scénario est de rester dans le réalisme et de ne pas utiliser de trop grosses ficelles, permettant ainsi au spectateur d’entrer en totale empathie avec les personnages. Grâce à un casting parfaitement dans le tempo (Mélanie Laurent et Audrey Dana parfaitement justes et toutes en retenue), on ne peut que ressortir emballé et ému par cette histoire à la portée universelle!

4