CRITIQUE: PROMETHEUS

Une équipe d’explorateurs découvre un indice sur l’origine de l’humanité sur Terre. Cette découverte les entraîne dans un voyage fascinant jusqu’aux recoins les plus sombres de l’univers. Là-bas, un affrontement terrifiant qui décidera de l’avenir de l’humanité les attend.

33 ans après le premier opus de la saga Alien déjà réalisé par lui-même, Ridley Scott revient avec un prequel, genre très à la mode en ce moment, qui vise à nous raconter ce qui s’est passé avant, comme l’a fait par exemple dernièrement « la Planète des singes, les origines ». Le but du jeu est donc ici de nous expliquer les origines des petites bebêtes de la saga, du vaisseau spatial en forme de fer à cheval et du fameux « Space jockey », espèce de géant fossilisé. Pour cela, Scott envoie une mission de scientifiques, à bord du Prometheus, à la recherche des origines de l’humanité, rien que ça!

Même si l’on est loin du naufrage annoncé, beaucoup de réserves subsistent sur ce « Prometheus »! Tout d’abord sur la raison d’être du film: n’est-il pas un peu dommage de chercher des explications à ce qui fait le mystère de la saga Alien ? Poser la question est un peu y répondre! Pour en venir au film lui-même, si l’on accepte ce postulat de départ, le gros défaut du film tient à son scénario? Outre le fait qu’il flirte régulièrement avec de la métaphysique de comptoir, le film semble souffrir de véritables trous dans son processus narratif comme si les coupes successives avaient sacrifié une vraie cohérence et simplifié à l’outrance certains personnages. Hormis les personnages du droïde, incarné par Fassbender, et d’Elisabeth Shaw, par la géniale Noomi Rapace, les autres sont complètement transparents. D’ailleurs, on pouvait voir dans les premières bandes annonces des scènes qui n’apparaissent pas dans le montage final!

Pour ce qui est du positif, du haut de ses 75 ans, Ridley Scott confirme qu’il est toujours un grand faiseur d’images! Brillamment mis en scène, bénéficiant d’une splendide photo et de décors fabuleux, « Prometheus » reste un spectacle efficace, un régal pour les yeux, assez fidèle à l’esthétique qu’avait créé H.R.Giger pour le « Huitième passager »!

NOTE: 6/10

 

CRITIQUE BLU-RAY: ZARAFA

LE FILM: 8/10

Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X.
Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie.
Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties et croiser la route de l’aéronaute Malaterre, des étranges vaches Mounh et Sounh et de la pirate Bouboulina…

Voir le nom de Rémi Bezançon au générique de ce film d’animation est une surprise puisqu’on lui doit jusque là des films Live comme “ma vie en l’air”, “le premier jour du reste de ta vie” ou encore “un heureux évènement“. Fondé sur des faits réels, “Zarafa” aborde des thèmes ô combien difficiles pour un film pour enfants: le racisme, l’esclavage, le colonialisme, la protection des animaux… Pour les traîter, Bezançon s’appuie sur le dessin animé traditionnel (2 D) avec une qualité esthétique rare dont le style fait immanquablement penser aux oeuvres de Michel Ocelot (Kirikou) ou Sylvain Chomet (les Triplettes de Belleville). Traîté à la façon d’un conte africain, le récit prend son temps, chose rare de nos jours où la plupart des films d’animation privilégient le rythme et l’action à la contemplation!

“Zarafa” est vraiment une très belle réussite qui serait peut-être l’occasion pour Bezançon de laisser de côté le Cinéma pour adultes!

Côté technique, le blu-ray propose ici image et son au top avec une définition et des couleurs incroyables! Du beau boulot!

LES BONUS: 9/10

On trouve sur ce blu-ray la bande annonce du film, un making-of très complet qui revient sur toutes les étapes de la fabrication de ce film (26 mins), un sujet au charme rétro intitulé « une giraffe à Paris » qui revient sur l’histoire de la girafe Zarafa(17 mins) et un autre, « la girafomania » sur une expo d’objets sur Zarafa (13 mins)!

VERDICT: 8.5/10

Un blu-ray idéal pour le jeune public!

Disponible en DVD (19,99 euros) et combo Blu-ray/dvd (24,99 euros) dès le 13 juin chez Pathé