CRITIQUE DVD: PAN AM

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LA SERIE: 7.5/10

Embarquez sur les vols de la mythique compagnie aérienne des années 60 : la Pan American World Airways. Destination : New York, Paris, Berlin et bien d’autres villes à travers le monde. À bord : de jolies hôtesses, accueillantes et chaleureuses, dont les passés respectifs renferment de mystérieux secrets , le
commandant de bord et son copilote , et bien évidemment des passagers, tous plus différents les uns que les autres…

Surfant sur la vague rétro du moment façon Mad Men, cette série dont la première saison sera également la dernière vaut pourtant le détour! Pan Am nous propose de suivre le quotidien de quatre hôtesses de l’air très charmantes mais toutefois bien différentes: il y a Laura et Kate les deux soeurs dont l’une est la petite préférée de maman, Colette la Française et Maggie (Christina Ricci) la chef à l’ambition et au franc-parler dévastateurs.

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Composée de 14 épisodes d’une quarantaine de minutes, Pan Am est un cocktail assez réussi d’histoires de coeur, de dépaysement (de nombreux pays sont visités) et d’espionnage (l’une des quatre hôtesses travaille également pour les services secrets et se voit chargée de diverses missions au gré de ses voyages)!

Mise en scène élégamment, la série se caractérise par une direction artistique parfaite et un rythme assez soutenu pour faire oublier certaines intrigues un peu légères. Un vrai plaisir que l’on ne peut que regretter qu’il n’aille pas plus loin que cette saison…

TECHNIQUE: 8/10

Rien à dire; un petit régal!

BONUS: 7/10

On trouve sur  chaque DVD des featurettes sympathiques sur la vie des hôtesses de la Pan Am !

VERDICT: 7.5/10

Une série qui ravira aussi bien Madame que Monsieur!

Disponible en coffret 4 DVD chez SPHE (29,99 euros)

CRITIQUE: ONLY GOD FORGIVES

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À Bangkok, Julian, qui a fui la justice américaine, dirige un club de boxe thaïlandaise servant de couverture à son trafic de drogue.
Sa mère, chef d’une vaste organisation criminelle, débarque des États-Unis afin de rapatrier le corps de son fils préféré, Billy : le frère de Julian vient en effet de se faire tuer pour avoir sauvagement massacré une jeune prostituée. Ivre de rage et de vengeance, elle exige de Julian la tête des meurtriers.
Julian devra alors affronter Chang, un étrange policier à la retraite, adulé par les autres flics …

Quand il y a deux ans, Nicolas Winding Refn réalisa Drive, il livra son film le plus accessible et grand public et se fit connaître ainsi en dehors du cercle des cinéphiles qui le portaient aux nues depuis son premier film Pusher. Le revers de la médaille est que ce public qui fit également de Ryan Gosling une star s’attend avec Only God Forgives à voir la suite de Drive, un polar au rythme changeant et aux doux relents de romantisme. C’est ainsi que la déception est grande pour de nombreux spectateurs: Winding Refn a montré tout au long de sa courte carrière une énorme capacité à se renouveler et ce nouvel opus en est la meilleure preuve. OGF est un pur film de vengeance dont le scénario, mince comme une feuille de papier à cigarette, n’est qu’un point de départ pour le cinéaste pour offrir un trip hypnotisant d’une beauté formelle assez dingue. Mené sur un rythme très lent avec une caméra dont les mouvements sont limités au maximum, OGF multiplie les influences: outre la symétrie dans le cadrage totalement kubrickienne, on y retrouve tout aussi bien du Wong Kar Wai que du Gaspar Noé.

Ponctué de scènes ultra-violentes, OGF est un voyage dans le Bangkok underground envoûtant sublimé par la musique organique de Cliff Martinez. Une expérience de cinéma pur!

NOTE: 8.5/10