CRITIQUE: LA PORTE DU PARADIS

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Deux anciens élèves de Harvard se retrouvent en 1890 dans le Wyoming. Averill est shérif fédéral tandis que Billy Irvine, rongé par l’alcool, est membre d’une association de gros éleveurs en lutte contre les petits immigrants venus pour la plupart d’Europe centrale. Averill s’oppose à l’intervention de l’association sur le district et tente de convaincre son amie Ella, une prostituée d’origine française, de quitter le pays.

La Porte du Paradis restera comme l’un des plus gros échecs du Cinéma, causant la mort de United Artists qui ne survécut pas à un dépassement de budget historique (40 millions de dollars au lieu des 2 millions prévus!).

Michael Cimino ne s’en remit vraiment jamais, ne repassant derrière la caméra que 5 ans après avec l’Année du Dragon, puis le Sicilien, la Maison des Otages et son dernier film en 1996 (!), Sunchaser. Jamais Cimino ne parvint à retrouver le succès après cette catastrophe.

Pourtant, même éreinté par la critique de l’époque, la Porte du Paradis restera comme un chef d’œuvre immense et l’un des plus grands films sur l’Amérique et sa naissance.

Dans le style caractéristique de Cimino, la Porte du Paradis prend le temps pour nous conter un terrible génocide de développer son récit, multipliant les scènes étirées au maximum, comme il l’avait fait par exemple avec la scène du mariage dans Voyage au Bout de l’Enfer. En effet, il s’écoule pas loin d’1h30 entre l’annonce de la liste des 150 cibles et le massacre. Multipliant également les ruptures de ton dans son récit, Cimino renforce la violence de certaines scènes. D’une durée de plus de 3h30, la Porte du Paradis est un opéra sanglant d’une noirceur loin du western traditionnel.

L’Amérique selon Cimino, c’est un pays contrôlé par l’argent avec une élite qui a la main sur tout et une majorité de pauvres, des immigrés, dont le massacre est couvert par la loi. Ce qui est certain, c’est que s’il y a bien une porte du Paradis, peu la franchiront.

Du très grand cinéma!

NOTE: 9.5/10

 

CRITIQUE DVD: WINDFIGHTERS

WINDFIGHTERS

LE FILM: 7/10

Nous vivons les derniers jours de paix… Alors que les tensions entre les deux Corées sont à leur apogée, une attaque aérienne, d’une rare violence déstabilise le pays et bouleverse le monde. Pour éviter une guerre atomique sans précédent, une troupe d’élite s’élance pour livrer combat dans le ciel. Leur mission : anéantir une base nucléaire ennemie et sauver l’un des leurs. De leur courage et de leur sacrifice dépendra l’avenir de toute une nation…

Encore un DTV venu d’Asie et plus particulièrement de Corée du Sud chez l’éditeur Wild Side! Windfighters est un pur blockbuster qui aurait certainement trouvé une place en salles s’il était venu des Etats-Unis.

Le film de Kim Dong-Won se décompose en deux parties: durant la première heure, le film s’inspire clairement de Top Gun, en reprenant même certaines péripéties, et montre l’entraînement des pilotes. Dans la seconde moitié du film, on s’intéresse à l’attaque et à la riposte. Même si l’originalité n’est donc pas la première qualité du film, on ne peut qu’être admiratif devant la maestria avec laquelle sont ficelées les scènes d’action. Photo, mise en scène dynamique et surtout toujours claire et montage au cordeau font ce Top Gun coréen un super divertissement et ce, même si le manichéisme dont il fait preuve ne fait pas dans le détail!

TECHNIQUE: 8/10

Très belles performances proposées par ce DVD même si c’est du côté du son que le résultat est le plus impressionnant! Un F5 dans le salon!

BONUS: 6/10

Outre la bande-annonce, on trouve un making-of de 17 mins assez plaisant malgré une voix off féminine qui frôle parfois le ridicule!

VERDICT: 7/10

Un film d’action ultra-efficace ) défaut d’être original!

Disponible en DVD (19,99 euros ) et Blu-ray (24,99 euros) chez Wild Side Video