CRITIQUE: MEA CULPA

Mea-Culpa-affiche-12431

 

  • Réalisé par :  Fred Cavayé
  • Avec : Vincent Lindon , Gilles Lellouche , Nadine Labaki…
  • Durée :
    1h30min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2013
  • Distributeur :
    Gaumont

Flics sur Toulon, Simon et Franck fêtent la fin d’une mission … 
 De retour vers chez eux, ils percutent une voiture. Bilan : deux victimes dont un enfant. Franck est indemne. Simon, qui était au volant et alcoolisé, sort grièvement blessé … Il va tout perdre. Sa vie de famille. Son job de flic. 
 6 ans plus tard, divorcé de sa femme Alice, Simon est devenu convoyeur de fonds et peine à tenir son rôle de père auprès de son fils Théo qui a désormais 9 ans. Franck, toujours flic, veille à distance sur lui.
 Lors d’une corrida, le petit Théo va être malgré lui le témoin d’un règlement de compte mafieux. Très vite, il fera l’objet de menaces… Simon va tout faire pour protéger son fils et retrouver ses poursuivants.
 Le duo avec Franck va au même moment se recomposer. Mais ce sera aussi pour eux l’occasion de revenir sur les zones d’ombre de leur passé commun…

Dans Pour Elle, Vincent Lindon courait beaucoup pour faire évader sa femme de prison, dans A Bout Portant, Gilles Lellouche courait beaucoup pour sauver sa femme kidnappée. Dans le troisième film de Fred Cavayé, Vincent Lindon ET Gilles Lellouche courent beaucoup pour sauver le fils du premier, témoin gênant d’un meurtre.

Fred Cavayé a tout de l’élève doué qui feignanterait au fond de la classe près du radiateur et à qui l’on rêve de mettre des gifles pour qu’il donne enfin la pleine mesure de ses capacités. En effet, en France, Cavayé est aujourd’hui le réalisateur le plus talentueux pour ce qui est des scènes d’action. Malheureusement, sa propension à négliger ses scénariis atteint ici son paroxysme, réduisant à néant tout le projet: dialogues ineptes, personnages archi-caricaturaux, péripéties complètement irréalistes et ribambelle de clichés désamorcent totalement tous suspense et tension. On en vient à glousser devant des personnages (le commissaire crétin tout droit sorti de Taxi ou le mafieux à l’accent de l’est et à la mine patibulaire) ou face à certaines scènes (la fusillade dans le TGV complètement WTF ou celle dans une boîte de nuit dont je cherche encore l’utilité) ou encore devant l’utilisation outrancière de la musique. Hormis les deux comédiens principaux, Vincent Lindon et Gilles Lellouche qui s’en tirent honorablement, la direction d’acteurs laisse un peu à désirer.

Mea Culpa a donc tout du film énervant tant il nous laisse imaginer ce que donnerait ce cinéaste s’il se souciait un tant soit peu de l’écriture.

NOTE: 3/10

 

CRITIQUE: MINUSCULE, LA VALLEE DES FOURMIS PERDUES

20154007_20131128151702177.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

 

  • Réalisé par :  Hélène Giraud ,Thomas Szabo
  • Durée :
    1h29min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2009
  • Titre original : Minuscule – La vallée des fourmis perdues
  • Distributeur :
    Le Pacte

Dans une paisible vallée, des fourmis noires vivent une série d’aventures extraordinaires après la découverte d’une boîte de sucres, un trésor convoité également par les terribles fourmis rouges ! Mais c’est grâce à l’amitié d’une jeune coccinelle qu’une fourmi noire va tenter par tous les moyens de sauver les siens.

A l’origine une série télévisée de deux saisons avec des épisodes de très courte durée (4-5 mins), Minuscule fait dorénavant l’objet d’un long métrage. Mélange de prises de vue réelles pour ce qui est des décors, la plupart du temps naturels, et d’images de synthèse pour les personnages principaux (des insectes), la série nous retraçait de façon cartoonesque la vie des insectes, les relations entre espèces (les fameuses courses entre mouches et coccinelles) ou avec l’espèce humaine (les fourmis qui profitent des restes des petits déjeuners et autres pique-niques). Véritable régal d’inventivité et d’humour, la série séduit sans mal tous les publics et l’adaptation sur grand écran devenait inévitable. Si les prouesses techniques et l’inventivité sont toujours de mise, le long métrage souffre de sérieux problèmes de rythme notamment dans une première partie très laborieuse. Autre réserve, les fans de la série retrouveront la plupart des gags comme s’ils assistaient à un best of du format court (la boîte à sucre, la toile d’araignée trouée par les mouches, etc…). On louera toutefois la volonté de proposer un récit d’aventures à part entière plus qu’une simple succession de sketches et une très belle bande originale. Mais ceux qui découvriront Minuscule prendront plus de plaisir que les inconditionnels de la série!

NOTE: 6.5/10