Critique: les Souvenirs

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  • Date de sortie :
    14 janvier 2015
  • Réalisé par :
    Jean-Paul Rouve
  • Avec :
    Michel Blanc, Annie Cordy, Mathieu Spinosi…
  • Durée :
    1h36min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Distributeur :
    UGC

Romain a 23 ans. Il aimerait être écrivain mais, pour l’instant, il est veilleur de nuit dans un hôtel. Son père a 62 ans. Il part à la retraite et fait semblant de s’en foutre. Son colocataire a 24 ans. Il ne pense qu’à une chose : séduire une fille, n’importe laquelle et par tous les moyens. Sa grand-mère a 85 ans. Elle se retrouve en maison de retraite et se demande ce qu’elle fait avec tous ces vieux.
Un jour son père débarque en catastrophe. Sa grand-mère a disparu. Elle s’est évadée en quelque sorte. Romain part à sa recherche, quelque part dans ses souvenirs ?

Pour son troisième film, Jean-Paul Rouve adapte le roman éponyme de David Foenkinos (la Délicatesse…). Cette comédie douce-amère est une jolie réflexion sur la vie au sens large et plus précisément sur la vieillesse, la fin de vie, la filiation, et l’on pourrait comme ça multiplier les thématiques, le film parlant du coup à un large public. On suit Romain qui, à 23 ans, se cherche encore sentimentalement et professionnellement; son père perturbé par son passage à la retraite et son couple qui semble subir l’usure du temps; sa mère qui aimerait rompre la routine de son mariage, sa grand-mère qui refuse de voir sa vie lui échapper à cause d’une chute. On retrouve le goût de Jean-Paul Rouve pour le quotidien, les personnages et une certaine folie notamment à travers les figures du pompiste philosophe, du coloc ou encore d’une hôtesse d’office de tourisme très particulière. La vraie valeur ajoutée du projet tient à son casting absolument parfait: Michel Blanc confirme qu’il est un immense acteur, Chantal Lauby offre une composition toute en finesse, Annie Cordy prouve qu’on ne la voit pas assez au Cinéma et Mathieu Spinosi se montre tout à fait à la hauteur de ses partenaires!

Un bien joli film !

4

 

Critique: Rec 4: Apocalypse

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  • Interdit au -12 ans
  • Date de sortie :
    12 novembre 2014
  • Réalisé par :
    Jaume Balaguero
  • Avec :
    Manuela Velasco, Hector COLOME, María Alfonsa Rosso…
  • Durée :
    1h35min
  • Pays de production :
    Espagne
  • Année de production :  2014
  • Titre original : [REC] 4 : Apocalipsis
  • Distributeur :
    Le Pacte

Quelques heures après les terribles événements qui ont ravagé le vieil immeuble de Barcelone. Passé le chaos initial, l’armée décide d’intervenir et envoie un groupe d’élite dans l’immeuble pour poser des détonateurs et mettre un terme à ce cauchemar. Mais quelques instants avant l’explosion, les soldats découvrent une ultime survivante : Angela Vidal… Elle est amenée dans un quartier de haute-sécurité pour être mise en quarantaine et isolée du monde afin de subir une batterie de tests médicaux. Un endroit parfait pour la renaissance du Mal… L’Apocalypse peut commencer !

Zombie et Zomba sont sur un bâteau; zomba tombe à l’eau, qu’est-ce qui reste? Après l’intermède homoristico-horrifique de Paco Plaza, Rec3, Jaume Balaguero reprend les rênes pour un dernier volet qui suit directement l’intrigue des deux premiers. Si le found footage est à nouveau délaissé comme dans le volet précédent, on retrouve le personnage d’Angela Vidal qui, après avoir quitté Barcelone se retrouve en pleine mer, observée par des scientifiques. Pour ce volet final, on pouvait espérer un vrai retour à la terreur et quelques litres d’hémoglobine! Malheureusement la franchise Rec connaît ici un véritable naufrage: Outre la scène d’ouverture, il faut attendre 45 minutes avant le premier frisson; les rares scènes d’affrontement sont filmées d’une manière totalement illisible, l’interprétation laisse franchement à désirer, les références cinématographiques sont assénées sans finesse et finalement la seule chose qui nous jaillit à la face, c’est un ennui insondable! Heureusement que c’est le dernier!

0.5