CRITIQUE: LAST NIGHT (2010)

Joanna et Michael sont mariés depuis trois ans, ils sont plutôt mignons et n’ont pas de problèmes financiers. Alors que Michael doit partir en voyage d’affaires avec sa charmante collègue, Joanna met en doute sa fidélité. Elle pourrait en effet être mise à rude épreuve! De son côté, le premier soir de sa vie de « femme délaissée », Joanna croise Alex, son ex-petit ami, qui ne la laisse pas insensible. Le couple restera-t-il fidèle?

On pouvait aisément craindre le pire de ce premier film de Massy Tadjedin. Le thème tout d’abord, vu et revu des centaines de fois peut-il encore faire l’objet d’une énième bluette? Le casting, ensuite, regroupant Eva Mendes et Keira Knightley qu’on ne voit pas toujours dans ce qui se fait de mieux, Guillaume Canet peut-être dans un rôle de faire-valoir français,et Sam Worthington qui ne dégage pas un charisme hors du commun?

Et bien ce n’est pas si mauvais! Parfois un peu bavard tout de même, le film pose des questions qui maintiennent l’intérêt et l’on attend de savoir s’ils vont craquer ou non (je ne dirai rien!). Côté interprétation, rien de fabuleux et même Worthington est assez surprenant dans ce rôle de mec un peu pataud.

En conclusion, un film dont on peut largement se passer mais qui vaut beaucoup mieux que ce qu’il laisse présager!

CRITIQUE: LES PETITS MOUCHOIRS (2010)

Alors que l’un des leurs se retrouve cloué sur un lit d’hôpital, une bande de copains décide finalement de partir en vacances, comme chaque été,  chez Max, qu possède une jolie maison secondaire au Cap Ferret. Durant ces congés, chacun va finir par lever les petits mouchoirs qu’il a posé au fil du temps sur ses problèmes et ses secrets…

Troisième long métrage de Guillaume Canet réalisateur, après le prometteur « mon idole » et  le très réussi mais un peu surcoté « ne le dis à personne », « les petits mouchoirs » est son film « le plus personnel » et dont il dit que « s’il y a bien un film que je ne devais pas rater, c’était bien celui-là »! Et bien le pari est gagné haut la main!

Pour incarner ses personnages, Canet s’appuie sur un énorme casting composé essentiellement d’amis proches: François Cluzet, Benoit Magimel, Marion Cotillard (amie depuis 15 ans), Gilles Lellouch (ami depuis 15 ans également), Jean Dujardin ( camarade de CE2), Laurent Lafitte et la révélation Joel Dupuch (ami ostréiculteur du Cap Ferret). La complicité qui unit cette bande transpire à chaque seconde du film et c’est sans doute la plus grande réussite de celui-ci, avec une mention spéciale à François Cluzet dans son rôle de cadre « indéstressable ». Le scénario, que Guillaume Canet a écrit pendant qu’il tournait dans « l’affaire Farewell », est très réussi également. On passe tout le film du rire aux larmes, porté par des dialogues très bien écrits, qui sonnent toujours justes. Le rythme, toujours très soutenu, nous fait passer 2 h 25 très agréables même si, il faut bien chipoter un peu, une coupe d’une dizaine de minutes aurait été la bienvenue. Dans la forme, comme pour son précédent film, Canet semble très influencé par le cinéma américain, au sens noble du terme, que ce soit au niveau du rythme, de la direction d’acteurs ou de l’utilisation de la bande originale (très réussie d’autre part). Quoi qu’il en soit, malgré quelques petits défauts, on ne peut que saluer la sincérité avec laquelle il a réalisé son film, le « film de sa vie ».

Ca sent le vrai carton! Courez le voir, mais n’oubliez pas vos petits mouchoirs!