CRITIQUE: FAHRENHEIT 451 (1966)

J’ai découvert il y a peu ce film d’anticipation de François Truffaut qui m’a littéralement scotché à mon fauteuil! Tiré d’un roman de Ray Bradbury, il décrit une société inconnue à une époque inconnue dans laquelle les pompiers n’éteignent pas les feux mais les allument! En effet, ils sont chargés d’éliminer par le feu tout ce qui ressemble de près ou de loin à un livre.

Montag (interprété par Oskar Werner), un des membres de cette brigade de pompiers, va tomber amoureux de Clarisse jouée par Julie Christie, une jeune institutrice qui va lui faire aimer les livres et rejoindre les Hommes-livres, une tribu de résistants qui connaîssent chacun un livre entièrement par coeur dans le but de préserver le savoir.

La majorité des membres de cette société n’ouvrent donc jamais aucun livre et passent leurs soirées, comme la femme de Montag interprétée également par Julie Christie, devant leur mur-écran et leurs émissions interactives. Cela rappelle un peu TF1, Le Lay et son temps de cerveau disponible et pourtant le film date de 1966! Ca fait froid dans le dos!

Bizarrement, ce film fut boudé par le public comme par la critique et pourtant quelle vision réaliste! De plus, pour accompagner ce film, Truffaut fait appel aux services de Bernard Hermann, le compositeur attitré du grand Hitchcock qui livre ici une magnifique partition.

Voyez ou revoyez ce film d’urgence! Il va vous donner envie de replonger dans vos bouquins!

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