CRITIQUE: MARIUS et FANNY

Marius_Fanny

L’histoire de Marius se déroule sur le Vieux-Port de Marseille, dans le Bar de la Marine tenu par César et son fils Marius. Marius ne rêve que d’embarquer sur un des bateaux qui passent devant le bar et prendre le large vers les pays lointains. Fanny, jeune et jolie marchande de coquillages sur le devant du bar, aime secrètement Marius depuis l’enfance ; Marius, sans l’avouer, a toujours aimé Fanny. Pour retenir Marius, pressenti pour un engagement sur un navire d’exploration, Fanny lui dévoile son amour pour lui et parvient à attiser sa jalousie en provoquant une vive dispute entre Marius et un vieil ami de César, le maître-voilier Panisse, qui, beaucoup plus âgé, courtise Fanny. Partagé entre l’appel de la mer et son amour pour Fanny, Marius renonce à son projet et finit par s’unir à Fanny qui s’offre à lui. Mais, alors que César et Honorine, la mère de Fanny, sont prêts à les marier, Marius est repris par sa folie de la mer. Poussé par Fanny qui se sacrifie par amour pour Marius, ce dernier monte à bord du navire qui part, abandonnant Fanny bouleversée, qui retient ses larmes et cache à César le départ de son fils.

Fanny, amoureuse et abandonnée, apprend qu’elle attend un enfant de Marius. Elle se retrouve en position dramatique de mère-fille, incapable d’assurer son propre avenir et celui de son enfant. Elle accepte alors, avec l’approbation de sa mère et du grand-père de son enfant, César, de se marier avec un commerçant prospère du Vieux-Port, Honoré Panisse ; celui-ci est âgé de trente ans de plus qu’elle. Il reconnaît son enfant et l’élève comme le sien ; Panisse leur apporte une prospérité certaine, une honorabilité sociale retrouvée et un avenir confortable. Quelques mois après le mariage et la naissance du bébé, Marius, prenant conscience de son amour pour Fanny durant son voyage lointain, mais qui n’a pas de situation sérieuse, revient et cherche à reconquérir Fanny, toujours amoureuse de lui et à reprendre son enfant. Lire la suite

CRITIQUE: JAPPELOUP

JAPPELOUP

Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.

Grand passionné d’équitation depuis toujours, il aurait été surprenant que le projet de Jappeloup n’attire pas l’attention de Guillaume Canet. En quatre mois, il en écrivit donc le scénario et la réalisation fut confiée au Canadien Christian Duguay, à la filmographie peu emballante, mais qui est un vrai passionné de cheval.

La surprise est de taille concernant ce film dont il était difficile d’attendre grand chose. Dans le genre du « film sportif », ce Jappeloup tire largement son épingle du jeu. En retraçant le parcours du cavalier Pierre Durand et de sa monture Jappeloup, Duguay propose un film formellement très bien ficelé, offrant en particulier de nombreuses scènes de compétition très efficacement mises en scène, avec un réel soin apporté à l’image. Sur le fond, le scénario de Canet ne se cantonne pas à un simple énuméré des exploits sportifs du duo Durand/Jappeloup mais étoffe largement certains points comme la relation  entre Durand et son père incarné par Daniel Auteuil et également l’histoire d’amour entre le cavalier et Nadia, toutes deux sonnant très justes et ne néglige pas non plus les ambiguités du personnage principal.

Outre les très belles interprétations de Canet et Auteuil, on retrouve avec grand plaisir la comédienne Marina Hands (cavalière et ancienne compagne de Canet) qui irradie totalement l’écran et la révélation Lou de Laage dont on devrait reparler.

Même si Jappeloup n’est pas le film de l’année, il en reste un divertissement de grande qualité, dénué de tout cynisme et dont l’efficacité et la sincérité vous fera dresser les poils sur les bras plus d’une fois! Au galop!!!

NOTE: 7.5/10