Critique Dvd: Hysteria

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  • Réalisé par :
    Brad Anderson
  • Avec :
    Kate Beckinsale, Jim Sturgess, Michael Caine…
  • Durée :
    1h52min
  • Pays de production :
    Etats-Unis
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Eliza Graves
  • Distributeur :
    Inédit en salles en France

LE FILM:

4

Lorsqu’il arrive à l’asile de Stonehearst, le docteur Edward Newgate est accueilli par le Directeur de l’établissement, le Dr Lang et une envoûtante jeune femme : Eliza Graves. Edward montre beaucoup d’intérêt pour les méthodes modernes de traitement de Lamb, jusqu’à ce que des événements mystérieux lui dévoilent une horrible vérité. L’utopie du Dr Lamb va pousser Edward aux limites de sa conscience.

Après l’excellent « The Machinist » et le médiocre « The Call », Brad Anderson réalise cette fois l’adaptation d’une nouvelle d’Edgar Poe qui débarque directement chez nous en vidéo. Doté d’un casting des plus alléchants avec notamment Ben Kingsley, Jim sturgess, Michael Caine, David Thewlis et Kate Beckinsale, ce film n’est pas sans rappeler « Shutter Island » de Scorsese. Il s’agit également de l’arrivée d’un personnage dans un asile, dirigé par un personnage incarné par Ben Kingsley. De facture classique, ce thriller réalisé avec soin propose toute une galerie de personnages assez réussie et le scénario réserve quelques surprises savamment dosées. On se laisse prendre au jeu…

TECHNIQUE:

4

Un résultat des plus convenables pour le support et malgré les nombreuses scènes sombres.

BONUS:

1

Outre les bandes annonces, on trouve un court making of (5 mins) des plus succincts.

VERDICT:

4

Un thriller d’époque à découvrir!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez Metropolitan Vidéo


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CRITIQUE DVD: LILITH

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  • Réalisé par :  Robert ROSSEN
  • Avec :
    Jean Seberg, Warren Beatty , Peter Fonda …
  • Pays de production :
     ETATS-UNIS
  • Année de production :  1964
  • Titre original : LILITH
  • Distributeur :
    1999/ACTION GITANES

LE FILM: 7/10

Dans une clinique psychiatrique, un jeune thérapeute s’éprend follement d’une patiente et oublie qu’elle est une malade. Elle l’entraîne peu à peu dans son univers troublé…

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Dernier film de Robert Rossen, réalisateur blacklisté, Lilith est aussi l’un des premiers films de la carrière de Warren Beatty. Celui-ci incarne ici un jeune soldat de retour du front qui trouve un emploi dans un asile psychiatrique et qui va se rapprocher d’une jolie patiente incarnée par Jean Seberg. Contrairement à Shock Corridor ou Vol au-dessus d’un nid de coucous, Lilith n’ambitionne pas de condamner le système psychiatrique mais seulement de montrer une romance « interdite » entre une malade et son thérapeuthe. Plutôt donc que le sensationnalisme à base d’électrochocs et de crises de nerfs, c’est une voie plus poétique empruntée par ce film, ce qui n’empêche pas Rossen de créer un malaise notamment quand la nymphomanie de Lilith se reporte sur un enfant. Outre la très belle interprétation du duo d’acteurs, on découvre avec plaisir Gene Hackman dans son premier rôle, et on retiendra la très belle photo noir et blanc et la musique envoûtante. Un introuvable qui vaut le détour!

TECHNIQUE: 8/10

Une belle copie granuleuse juste ce qu’il faut!

BONUS: 6/10

Outre une galerie photos et la bande-annonce, on trouve une présentation du film par Peter Biskind, qui ne se gêne pas pour dire tout le mal qu’il pense du film!

VERDICT: 7/10

Un introuvable qui vaut le détour!

Disponible en DVD (14.99 euros) chez Wild Side Vidéo dans les magasins Fnac et Fnac.com

 

CRITIQUE: L’ECHANGE (2008)

Universal Pictures

Le grand Clint est toujours vivant et signe une fois de plus un très grand film. Il s’agit ici d’une histoire vraie, celle de Christine Collins, mère célibataire en 1928, dont le fils est enlevé un jour où elle est au travail. Quelques mois plus tard, la police, alors gangrénée par la corruption, lui ramène son fils. Sauf que selon la mère, ce n’est pas son fils! La police était pourtant bien contente d’afficher un résultat positif et voilà que cette bonne femme leur met des bâtons dans les roues en clamant partout qu’il y a eu erreur! Sur ce fait, Christine est considérée comme démente et envoyée à l’asile. C’est sans compter sur le pasteur de l’église presbytérienne incarné par le brillant John Malkovich, à l’affût de tous les faux pas de la police qui va tout mettre en oeuvre pour la sortir de là et faire relancer l’enquête.

Eastwood met en place un récit chronologique qui expose méticuleusement les faits. Il est aidé dans cette entreprise par un casting haut de gamme avec en tête une Angelina Jolie exceptionnelle toute en retenue et en sobriété et un Malkovich comme toujours d’une intensité rare. La reconstitution est soignée et Eastwood se sort à merveille de l’énorme difficulté posée par le scénario: il arrive à traiter de plusieurs thèmes majeurs ( la corruption, la difficulté d’être une femme dans les années 20, le deuil, la peine de mort, l’arbitraire, la psychiatrie…) sans se disperser et perdre son public. Le film vous prend littéralement aux tripes et ne vous lâche plus.

A voir absolument!

CRITIQUE: SHUTTER ISLAND (2010)

Paramount Pictures France

En 1954, le Marshall Teddy Daniels et son équipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l’île de Shutter Island qui abrite un asile psychiatrique peuplé des criminels les plus dangereux. Une des patientes, Rachel Solando a disparu mystérieusement de sa chambre pourtant fermée de l’extérieur…

Après Gangs of New-York, Aviator et les Infiltrés, Scorsese fait à nouveau appel à Leonardo DiCaprio pour incarner son personnage principal, un marshall traumatisé par ce qu’il a vu lors de la libération du camp de Dachau. Le choix paraît évident tant l’interprétation du célèbre Leo est saisissante. De film en film DiCaprio prend une envergure incroyable et prouve définitivement qu’il n’est pas seulement une « belle gueule » et qu’il fait en plus des choix de carrière qui frisent le sans-faute. Pour l’accompagner, Scorsese fait appel à l’excellent Mark Ruffalo et les monuments Ben Kingsley et Max Von Sydow en psychiatres inquiétants.

Avec ce vrai film de genre, Scorsese rend brillamment hommage à Hitchcock, Kubrick ou au film Shock Corridor de Samuel Fuller tout en traitant de ses thèmes de prédilection: la violence, la rédemption et bien sûr le Christ qu’on croise au détour du tatouage d’un patient. Le scénario adapté d’un Roman de Dennis Lehane ( Mystic River, Gone Baby Gone) est un bijou de précision qui offre plusieurs niveaux de lecture et évite le côté grand-guignolesque de la plupart des productions de ce genre. Scorsese nous offre des scènes d’une beauté formelle à couper le souffle, comme cette scène entre Teddy Daniels et sa femme sous une pluie de cendres.

Un très grand film de Scorsese , et Dieu sait que l’attente était forte de ma part! A peine sorti de la salle que j’avais déjà envie de le revoir!!!

Un conseil: regardez le film une seconde fois! Quand on connaît l’histoire, on s’aperçoit que de A à Z, le film peut-être vu différemment et on se rend compte que le scénario est vraiment brillant!

CRITIQUE: VINCERE (2009)

Ad Vitam

Ida Dasler rencontre Mussolini alors qu’il débute en politique. Séduite par ses idées révolutionnaires, elle en tombe folle amoureuse. Elle l’aime tellement qu’elle vend tous ses biens pour lui permettre de créer son journal. De cet amour naît un fils mais lorsque la guerre éclate, Ida découvre que Benito est déjà marié et qu’il a également des enfants. A partir de ce moment là, Ida et son fils sont mis à l’écart. Elle se retrouve internée dans un asile et son fils placé dans un orphelinat. Ida Dasler n’aura de cesse de clamer qu’elle est la femme de Mussolini et la mère de son fils…

Le nouveau film de Marco Bellochio, l’un des enfants terribles du Cinéma Italien avec Moretti, est une oeuvre noire, puissante, magistrale, qui fera date. Le destin poignant d’Ida Dasler et de son fils donne lieu ici à un vrai opéra cinématographique.Giovanna Mezzogiorno, dans le rôle de cette femme qui se battra jusqu’à sa mort, sans relâche pour que son existence soit reconnue, est absolument fantastique. Le festival de Cannes ne s’y était pas trompé en lui décernant le prix d’interprétation.

Bouleversant et merveilleux, un film à découvrir sans faute chez MK2!