CRITIQUE: BLUE JASMINE

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Alors qu’elle voit sa vie voler en éclat et son mariage avec Hal, un homme d’affaire fortuné, battre sérieusement de l’aile, Jasmine quitte son New York raffiné et mondain pour San Francisco et s’installe dans le modeste appartement de sa soeur Ginger afin de remettre de l’ordre dans sa vie.

Après son escapade en Europe avec des films comme Match Point, Vicky Cristina Barcelona, Minuit à Paris ou To Rome With Love, Woody Allen revient aux Etats-Unis et plus précisément à New-York et San Francisco. Changement de décor donc mais aussi changement de ton: Blue Jasmine, s’il bénéficie toujours des dialogues incisifs de Woody Allen, penche beaucoup plus du côté du mélodrame que de la fantaisie allenienne. S’il fait immanquablement penser à un Tramway Nommé Désir et si évidemment Jasmine évoque clairement Blanche Dubois, le film d’Allen a la même charge dramatique qu’Alice ou Maris et Femmes. Le récit de la vie de Jasmine, construit en flash backs, dont le mari semble être un clone de Madoff, est souvent bourré d’humour mais devient de plus en plus sombre jusqu’à un final vraiment émouvant.

Si à 77 ans et après tant de films, Woody Allen parvient encore à nous surprendre, son interprète n’y est pas pour rien. Cate Blanchett offre avec Jasmine une de ces prestations époustouflantes qui sentent l’Oscar à plein nez! Vivement l’année prochaine et le prochain Allen!

 

NOTE: 8.5/10

 

CRITIQUE BLU-RAY: To Rome With Love

 

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LE FILM: 7.5/10

Après Londres dans « Match point », Barcelone dans « Vicky, Cristina, Barcelona » et Paris dans « Minuit à Paris », Woody Allen pose cette fois-ci sa caméra dans la capitale italienne pour ce « To Rome with love ».

Après un générique sur l’air de « Volare » (comment aurait-il pu en être autrement!), un agent de police romain au milieu de son carrefour nous apostrophe et nous invite à découvrir sa ville à travers le destin de plusieurs personnages. Une jeune américaine demande son chemin à un jeune avocat romain et trouve l’amour. Le jeune Jack (Jesse Eisenberg), s’apprête à recevoir l’amie (Ellen Page) de sa fiancée (Greta Gerwig) qui traîne une réputation de bombe sexuelle. Il y a aussi le jeune marié qui se retrouve accompagné à la suite d’une erreur d’une prostituée (Penelope Cruz) qu’il est contraint de faire passer pour sa future femme auprès de ses proches. Sa future femme, elle, s’égare dans Rome et tombe sur son acteur italien préféré, séducteur invétéré. Jerry (Woody Allen) et sa femme Phyllis, eux, viennent à Rome pour rencontrer leur futur gendre; Jerry, à la recherche de talents lyriques craque pour le beau-père après l’avoir entendu chanter sous sa douche! Et puis nous suivons également Leopoldo, employé romain tout ce qu’il y a de plus banal qui du jour au lendemain découvre la célébrité!

Woody Allen, dans ce nouvel opus, rend hommage aux comédies à sketches qui fleurissaient en Italie dans les années 70 et son casting s’amuse avec lui, qu’on retrouve devant la caméra pour la première fois depuis 6 ans (Scoop). Seul bémol à cette partition , le rôle d’Alec Baldwin, complètement inutile.

Jouant avec les clichés, c’est toutefois un Woody divertissant qui nous livre une charmante comédie qui se savoure comme un verre de lambrusco: frais, sucré et pétillant!

TECHNIQUE 9/10

Quasi-parfait! Un apport HD indéniable tant sur le son que l’image!

BONUS: 0/10

Rien! Que dalle! Comme d’habitude pour les films de Woody Allen! Dommage!

VERDICT: 7.5/10

Un petit plaisir à se faire même en l’absence de bonus!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) chez TF1 VIDEO dès le 5 décembre.