CRITIQUE BLU-RAY: LA CAGE DOREE

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LE FILM: 5/10

Paris, ses beaux quartiers. Maria et José Ribeiro vivent depuis bientôt 30 ans dans leur chère petite loge de concierge. Ce couple d’immigrés portugais fait l’unanimité dans le quartier, si bien que quand ils héritent d’une maison au Portugal, personne ne veut les laisser partir. Famille, amis, voisins, patrons, tous se mettent en tête de retenir coûte que coûte les Ribeiro. Mais au fond, ont-ils réellement envie d’abandonner leur si précieuse cage dorée ?

Si le film de Ruben Alves a fait un peu plus d’un million d’entrées en France, il le doit certainement à la forte communauté lusophone de l’Hexagone. En effet, c’est un véritable hommage à ses parents et à sa communauté que le réalisateur propose ici. Malheureusement, s’il semble s’amuser des clichés qui collent à cette communauté, notamment grâce au personnage hilarant de Chantal Lauby, la façon dont il dépeint ces gens cumule toutes les images d’Epinal. Si ces derniers s’y retrouvent, bien leur en fasse mais cinématographiquement parlant, le résultat n’est guère emballant. Tous les stéréotypes entourant les personnages, un scénario cousu de fil blanc et une ambition formelle assez faible font de cette Cage Dorée un simple téléfilm. Heureusement que le réalisateur a eu la bonne idée de confier ses rôles à la crème du cinéma portugais dont l’excellent Joachim de Almeida.

TECHNIQUE: 9/10

Rien à dire, du beau boulot…

BONUS: 8/10

On trouve dans cette édition un making of (37 mins), des scènes coupées, un bêtisier, un clip d’essai du Fado et une galerie photos.

VERDICT: 5/10

Un téléfilm amélioré sympathique mais peu emballant.

Disponible en DVD (19.99 euros) et bluray (24.99 euros) chez FPE

 


CRITIQUE DVD: ENFANCE CLANDESTINE

71GXaW8kuIL__SL1500_LE FILM: 8.5/10

Argentine, 1979. Juan, 12 ans, et sa famille reviennent à Buenos Aires sous une fausse identité après des années d’exil. Les parents de Juan et son oncle Beto sont membres de l’organisation Montoneros, en lutte contre la junte militaire au pouvoir qui les traque sans relâche. Pour tous ses amis à l’école et pour Maria dont il est amoureux, Juan se prénomme Ernesto. Il ne doit pas l’oublier, le moindre écart peut être fatal à toute sa famille. C’est une histoire de militantisme, de clandestinité et d’amour. L’histoire d’une enfance clandestine.

Premier film argentin de Benjamin Avila, Enfance Clandestine a une teneur fortement autobiographique et c’est une réussite à plusieurs niveaux. Mis en scène avec une maîtrise assez hallucinante, Enfance Clandestine se permet même quelques fantaisies loin d’être gratuites comme l’utilisation de l’animation pour illustrer les scènes violentes et garder ce rapport à l’enfance primordial dans le film. Car au-delà de la parfaite reconstitution d’une époque trouble de l’histoire argentine, le film se veut un vrai film politique mais surtout une histoire d’amour adolescente à la force déchirante. Le film d’Avila suscite également une réflexion sur l’engagement politique mais surtout sur la responsabilité et notamment les conséquences de nos actes sur l’existence de nos enfants. Réussir à combiner autant de thématiques dans un premier film passionnant et bouleversant c’est assez rare et c’est pour ça qu’il faut le voir absolument!

TECHNIQUE: 9/10

Très beau rendu pour le support!

BONUS: 8/10

Seul bonus, un entretien avec le réalisateur qui revient en particulier sur l’aspect autobiographique du film. Passionnant!

VERDICT: 8.5/10

Un premier film qui fera date!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez Pyramide Vidéo