CRITIQUE BLU-RAY: LE FESTIN DE BABETTE

LE FILM: 7.5/10

Sur la côte du Jutland vivent deux vieilles soeurs, Martine et Filippa, filles d’un pasteur autoritaire qui fut en son temps fondateur d’une secte locale. Un
soir arrive au village une réfugiée française, envoyée par un ancien soupirant de Filippa. Elle s’appelle Babette et demande l’asile auprès des soeurs.
Quatorze ans plus tard, la française est devenue leur fidèle servante. Un jour, elle gagne une somme importante à la loterie. Mais plutôt que de garder
l’argent, Babette décide de chambouler les principes ascétiques de cette communauté en organisant un dîner fastueux, dans la grande tradition française…

Oscar du Meilleur Film Etranger en 1988, « le Festin de Babette » est un film très léger qui se déguste avec grand plaisir. Plaidoyer contre tous les obscurantismes, le film de Gabriel Axel est également un film d’esthète avec des plans tous plus magnifiques, rappelant parfois certaines oeuvres de l’école hollandaise notamment.

C’est également une ode aux plaisirs terrestres, notamment à la gastronomie, avec cette scène du banquet dont les plats restent en mémoire: la soupe de tortue, les cailles en sarcophage, accompagnés d’un Xérès Amontillado! Cette scène se déguste avec d’autant de plaisir qu’elle reste un grand moment de comédie humaines, tous les personnages se forçant à aborder de sujets tels que la météo pour éviter de parler de ce qu’ils mangent!

Un très beau film à (re)découvrir dans une très belle copie digne de sa magnifique photo!

LES BONUS: 7/10

Outre la bande-annonce, c’est une interview (22 mins) de Stéphane Audran par Gael Golhen (Première) qu’on peut trouver sur ce blu-ray.

VERDICT: 7.5/10

Un joli film dans un blu-ray de qualité!

Disponible en DVD (16,99 euros) et blu-ray (19,99 euros) chez Carlotta Films dès le 5 novembre!

CRITIQUE: SKYFALL

SKYFALL

Lorsque la dernière mission de Bond tourne mal, plusieurs agents infiltrés se retrouvent exposés dans le monde entier. Le MI6 est attaqué, et M est obligée de relocaliser l’Agence. Ces événements ébranlent son autorité, et elle est remise en cause par Mallory, le nouveau président de l’ISC, le comité chargé du renseignement et de la sécurité. Le MI6 est à présent sous le coup d’une double menace, intérieure et extérieure. Il ne reste à M qu’un seul allié de confiance vers qui se tourner : Bond. Plus que jamais, 007 va devoir agir dans l’ombre. Avec l’aide d’Eve, un agent de terrain, il se lance sur la piste du mystérieux Silva, dont il doit identifier coûte que coûte l’objectif secret et mortel…

Pour les 50 ans de Bond et son 23ème opus cinématographique, les producteurs ont voulu marquer le coup! Et effectivement, ce Skyfall est remarquable à plusieurs points de vue.

Pour cette troisième prestation de Daniel Craig après un « Casino Royale » revigorant à la suite de quelques Bond Brosnaniens un peu légers ,et une grosse déception « Quantum of Solace », les producteurs confient les rênes de la plus célèbre franchise à un vrai cinéaste plutôt qu’à un movie maker lambda, Sam Mendes, choix d’autant plus surprenant que le monsieur ne s’est pas particulièrement fait remarquer dans le domaine de l’action (American Beauty, les noces Rebelles, Away we go, les Sentiers de la perdition). C’est le retour également de Stuart Baird, monteur sur « Casino Royale » et du chef op’ Roger Deakins (inoubliable photo de « True Grit »!). Enfin, au scénario, c’est John Logan à qui l’on doit Gladiator, Aviator ou encore Hugo Cabret, qui officie!

Et toute cette équipe, en guise d’anniversaire, s’est attelée à tout à la fois rendre hommage au Commander Bond ainsi qu’à reconstruire un Bond plus conforme à son époque et ce, dès la première seconde du métrage. Ce « Skyfall » se démarque d’entrée par l’absence de la petite séquence où l’on a l’habitude de voir Bond dans le canon d’un revolver et nous projette illico dans la scène pré-générique, une scène de poursuite palpitante qui surprend par la vitalité de sa mise en scène! Le générique s’ouvre ensuite sur l’excellente chanson d’Adèle, la meilleure depuis des lustres, et la mort de Bond (provisoire bien sûr!). Lire la suite →