CRITIQUE DVD: INSENSIBLES

insensibles

LE FILM: 8/10

À la veille de la guerre civile espagnole, un groupe d’enfants insensibles à la douleur est interné dans un hôpital au coeur des Pyrénées. De nos jours, David Martel, brillant neurochirurgien, doit retrouver ses parents biologiques pour procéder à une greffe indispensable à sa survie. Dans cette quête vitale, il va ranimer les fantômes de son pays et se confronter au funeste destin des enfants insensibles…

Dans la mouvance de cinéastes comme le Mexicain Guillermo del Toro (l’echine du diable, le labyrinthe de Pan) ou l’Espagnol Alex de la Iglesia (Balada Triste), Juan Carlos Medina traite pour son premier long métrage du traumatisme du franquisme sous le prisme du cinéma horrifique.

Le scénario, très malin, alterne entre le présent, avec la quête de David Martel pour reconstituer son passé, et le quotidien, à partir des années 30, d’enfants atteints d’une maladie rare qui les rend insensibles à toute douleur, que l’on enferme dans une espèce de prison. Non seulement ce scénario est impeccable tout en tension et émotion mais il permet au cinéaste de se pencher sur un passé sombre de l’histoire de son pays. Pour l’illustrer, la mise en scène de Medina, très maîtrisée et la très belle photo font de ce « Insensibles » l’un des premiers films les plus forts depuis longtemps.

TECHNIQUE: 9/10

Excellent DVD avec une image parfaite y compris dans les nombreuses scènes sombres.

BONUS: 9/10

Outre les bandes-annonces, on trouve un très bon making-of (26 mins), une passionnante interview de Medina (dans un Français parfait!) et une galerie photos.

VERDICT: 8.5/10

Un excellent DVD pour donner une seconde chance à un premier film qui le mérite!

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) dès le 13 février chez Wild Side Video

 


CRITIQUE BLU-RAY: BACHELORETTE

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LE FILM: 2/10

Regan, Gena et Katie, 3 copines de lycée, sont stupéfaites d’apprendre que leur amie Becky, adorable mais rondouillette, est la première d’entre elles à se marier ! Six mois plus tard, elles se rendent donc au mariage avec pour unique but de faire la fête ! Mais tout va de travers…

Se voulant un mélange entre « Mes meilleures amies » et « Very bad trip », Bachelorette ne fait que recycler des recettes éculées en se complaisant dans une vulgarité assez indigeste et une lourdeur parfois même un peu gênante pour ses interprètes qui, malgré tout, ne déméritent pas! On se demande vraiment ce que Kirsten Dunst, aux choix de carrière pourtant assez pertinents, vient faire dans cette galère! Le scénario, dont le fil conducteur est une robe de mariée dont on se demande si elle sera réparée et nettoyée à temps pour le mariage, est épais comme une feuille de papier à cigarettes et ne montre qu’une collections de personnages pour laquelle nulle empathie n’est possible! Heureusement que le film ne dure qu’1h20 et que la réalisatrice s’est inspirée du chef d’oeuvre de Wilder « la Garçonnière »! Autrement…

TECHNIQUE: 9/10

Rien à dire que ce soit sur l’image ou le son, c’est top!

BONUS: 0/10

A l’image du scénario, le néant!

VERDICT: 2/10

A oublier…

Disponible en DVD (19,99 euros) et blu-ray (24,99 euros) dès le 20 février chez TF1 Video