Critique Bluray: l’Or de Mackenna

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LE FILM:

2

1872. MacKenna, shérif de Hadleyburg est attaqué par le vieux chef apache Prairie Dog qu’il blesse mortellement et qui lui parle de la légendaire Vallée de l’or. Seul, Adams qui est désormais aveugle, a vu l’or. Sceptique, MacKenna a brûlé la carte avant d’être capturé par le bandit Colorado qui détient en otage Inga, la fille du juge. MacKenna accepte de conduire les bandits en échange de la liberté pour Inga et pour lui. Mais, en route, ils sont accompagnés par le groupe de Ben Baker qui contient notamment un prédicateur et un journaliste. Sournoisement aidé par Colorado, les Apaches interviennent et tuent plusieurs des membres de ce groupe. Il s’avère finalement que la légende de l’or est bien réelle. L’Apache Hachita tue le sergent Tibbs avant d’être tué par Colorado. Colorado et MacKenna se battent mais une avalanche obstrue le canyon. MacKenna laisse partir – provisoirement – Colorado.

En 1969, le Western est un genre moribond et mis à part « cent dollars pour un shérif » et « la Horde sauvage », aucun ne sort du lot. « L’or de Mackenna » est ce que l’on pourrait appeler un blockbuster avant l’heure! Fort de quelques belles réussites comme « les Canons de Navarone » ou « les Nerfs à vif », Jack Lee Thompson se voit confier cette chasse au Trésor au casting plutôt prometteur. Capable du meilleur comme du pire, le réalisateur n’est malheureusement pas ici dans la première catégorie et fait preuve ici d’un talent discutable. La mise en scène balourde ne parvient jamais à rendre passionnante cette quête que de nombreux effets spéciaux ratés n’aident aucunement: Cavalcades en transparence, accélérés, maquettes… En outre, les coupes nombreuses au montage n’ont pas aidé à la fluidité du récit qu’une voix off envahissante ne parvient pas à rendre plus lisible. Heureusement, le casting sauve l’entreprise et augmente le capital sympathie du film: Gregory Peck, Omar Sharif font le job!

TECHNIQUE:

4

Une copie plutôt correcte avec une définition satisfaisante et quelques belles couleurs. Les quelques défauts et tâches ne nuisent en rien à la qualité d’ensemble. Le son HD est lui tout à fait remarquable!

BONUS:

4

Outre la traditionnelle présentation du film par Patrick Brion, on trouve également un documentaire sur Gregory Peck

VERDICT:

2

Un western « blockbuster » dispensable dans une belle édition.

Disponible en DVD (16.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez SIDONIS

Critique VOD: 99 Homes

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Réalisation Ramin Bahrani
Scénario Ramin Bahrani
Sociétés de production Noruz Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame, Thriller
Durée 112 minutes
Sortie E-CINEMA

Rick Carver, homme d’affaires à la fois impitoyable et charismatique, fait fortune dans la saisie de biens immobiliers. Lorsqu’il met à la porte Dennis Nash, père célibataire vivant avec sa mère et son fils, il lui propose un marché. Pour récupérer sa maison, sur les ordres de Carver, Dennis doit à son tour expulser des familles entières de chez elles.

Malgré son Grand Prix au festival de Deauville et son casting plutôt bankable, Andrew Garfield et Michael Shannon, « 99 Homes » débarque chez nous directement en VOD, plus précisément en E-Cinema. Il serait bien dommage toutefois de passer à côté de l’un des films les plus bouleversants de ces derniers mois! Si l’on avait déjà vu la crise financière évoquée du côté des banques et des traders (« Margin Call », « the big short »…), « 99 Homes » s’intéresse au citoyen lambda, celui que la crise va frapper au plus profond, le privant de son logement. Andrew Garfield interprète avec beaucoup de conviction cet ouvrier qui, expulsé de sa maison avec son fils et sa mère, va devoir mettre son honneur de côté pour accepter de travailler avec l’homme qui l’a privé de son toit, Rick Carver (Shannon, infecte à souhait!). Pendant près de deux heures, cette plongée dans les combines immobilières en temps de crise, est saisissante et bouleversante! Un choc!

4.5