Critique Dvd: L’Amour Flou

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Réalisation Romane Bohringer
Philippe Rebbot
Scénario Romane Bohringer
Philippe Rebbot
Acteurs principaux

Romane Bohringer
Philippe Rebbot
Rose Rebbot-Bohringer

Sociétés de production Escazal Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 97 minutes
Sortie 10 octobre 2018

LE FILM:

4

Romane et Philippe se séparent. Après 10 ans de vie commune,deux enfants et un chien,ils ne s’aiment plus. Enfin… ils ne sont plus amoureux. Mais ils s’aiment,quand même. Beaucoup.Trop pour se séparer vraiment? Bref…C’est flou. Alors,sous le regard circonspect de leur entourage,ils accouchent ensemble d’un «sépartement »:deux appartements séparés,communiquant par…la chambre de leurs enfants! Peut on se séparer ensemble? Peut-on refaire sa vie,sans la défaire?

Drôle de projet que « l’Amour Flou »! Une fiction certes mais très proche de la réalité! Réalisé et interprété par Romane Bohringer et Philippe Rebbot, « l’Amour Flou » est la vraie histoire du couple formé par les deux acteurs. Dix ans après leur rencontre et deux enfants, ils s’aperçoivent qu’ils ne s’aiment plus assez pour continuer à vivre ensemble mais séparer leurs enfants de leurs parents leur paraît impossible. Romane aura alors l’idée d’acheter deux appartements reliés entre eux par la chambre des enfants! Tourné chez eux, avec leurs familles respectives et leurs enfants, cette comédie ne cherche pas le gag à tout prix mais évoque avec tendresse et fantaisie une évolution de la société: les familles « classiques » laissent place à de multiples variations! Une comédie douce et émouvante qui fait beaucoup de bien!

TECHNIQUE:

3.5

Pas de souci particulier, dans la limite d’un support SD.

BONUS:

3.5

On trouve ici une section importante de scènes coupées ainsi qu’un making of qui ressemble plus à un bêtisier mais qui a le mérite d’illustrer le côté foufou du projet et la bonne humeur qui s’en dégage!

VERDICT:

4

Une comédie hors norme à découvrir!

Disponible en DVD (16.99 euros) et bluray dès le 11 février chez Rezo Films

Critique: Grâce à Dieu

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Réalisation François Ozon
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 137 minutes
Sortie 20 février 2019

Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d’enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour « libérer leur parole » sur ce qu’ils ont subi.
Mais les répercussions et conséquences de ces aveux ne laisseront personne indemne.

Quelques semaines après « les Chatouilles », le Cinéma français nous propose un nouveau film évoquant la pédophilie et ses victimes et une fois de plus en s’inspirant de faits réels. Il s’agit ici de l’une des plus célèbres affaires qui toucha l’Eglise française, mettant en cause le père Preynat, ses agissements ayant été apparemment couverts par l’Institution. Pour réaliser ce film, François Ozon passe derrière la caméra pour la 18ème fois et il était intéressant de voir comment ce dernier allait traiter d’un tel sujet lorsque l’on connaît son goût pour la provoc et les sujets sulfureux.

Il a clairement divisé son film en trois parties correspondant à ses trois principaux personnages. Le film s’ouvre avec Alexandre Guérin, incarné par Melvil Poupaud, fervent catholique, père de cinq enfants, qui cherche à tout prix à faire avancer l’Eglise, en lui faisant tourner définitivement le dos à ses membres pédophiles et enfin assumer son passé. Cette première partie, très froide, voire clinique, repose beaucoup sur des échanges de correspondances, de mails, d’appels… La seconde partie est consacrée à François Debord ( Denis Ménochet) qui a perdu toute foi et qui ne souhaite qu’une chose, faire payer l’Eglise. C’est sans doute la partie la plus dynamique, le personnage de Debord étant une espèce de rouleau compresseur que peu arrivent à suivre. La troisième partie, la plus passionnante et émouvant nous montre le personnage d’Emmanuel Thomassin (Swann Arlaud) dont la vie fut broyée par ses traumatismes, le laissant épileptique, sans emploi et à la vie de couple cahotique. Ces trois destins vont évidemment se croiser, donnant toute sa chair au film d’Ozon, étonnamment sobre et digne, n’évoquant qu’au strict nécessaire les souvenirs douloureux. « Grâce à Dieu » est donc une très belle réussite, notamment grâce à ses trois interprètes tous parfaits avec une mention spéciale à Swann Arlaud qui confirme tout le bien qu’on pense de lui depuis notamment « Petit Paysan ». Lorsqu’il apparaît à l’écran, il se passe indéniablement quelque chose de très fort! Reste le problème qui agitera évidemment la sortie du film, ce dernier évoquant une affaire qui attend toujours d’être jugée, sans modifier le nom des principaux protagonistes, au fi du principe élémentaire de présomption d’innocence. Et on n’a certainement pas fini d’en parler!

4.5