Critique: Oxygène

RéalisationAlexandre Aja
ScénarioChristie LeBlanc
MusiqueRobin Coudert
Acteurs principauxMélanie Laurent
Mathieu Amalric
Malik Zidi
Sociétés de productionGateway Films
Wild Bunch
Echo Lake Entertainment
Pays d’origine États-Unis
 France
GenreThriller
Durée100 minutes
Sortie12 mai 2021

Une jeune femme se réveille seule dans une unité cryogénique. Elle ne sait plus qui elle est, ni comment elle a pu finir enfermée dans une capsule de la taille d’un cercueil. Tandis qu’elle commence à manquer d’oxygène, elle va devoir recomposer les éléments de sa mémoire pour sortir de ce cauchemar.

Deux ans après « Crawl », le frenchie Alexandre Aja est de retour avec un huitième film, cette fois-ci, alors que la planète est plongée dans le COVID et toutes les salles fermées, directement sur la plateforme Netflix. Alors que l’on pensait que son nouveau projet serait la réalisation de l’adaptation du manga « Cobra » dont on parle depuis plus de dix ans, Aja récupère un script de la Black List et l’adapte pour le tourner en France. Fortement teinté d’actualité, « Oxygène » est un huis clos dans lequel Mélanie Laurent est « confinée » dans un caisson dont elle ne sait ni où ni pourquoi elle y est. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle en a pour un peu plus d’une heure avant d’être à court d’oxygène! Virus et clonage sont les moteurs de ce survival plutôt bien ficelé, largement supérieur à « Buried ». La tension est habilement distillée, l’univers sonore est angoissant à souhait; bref, cet Oxygène est une vraie bonne surprise qui confirme tout le talent d’Aja à recycler et mettre à sa sauce des recettes éprouvées!

Critique: Quo Vadis, Aida?

Jasmila ŽBANIĆ

Bosnie-Herzégovine, France, Allemagne, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Autriche, Turquie

2020 / 103’ / Bosnien / Anglais, Néerlandais / Flamand

Bosnie, juillet 1995. Aida est traductrice pour l’ONU dans la petite ville de Srebrenica. Lorsque l’armée serbe prend le contrôle de la ville, sa famille fait partie des milliers de citoyens qui cherchent un abri dans le camp de l’ONU. Témoin des négociations, Aida a accès à des informations cruciales qu’elle doit interpréter. Qu’est-ce qui se profile à l’horizon – le sauvetage ou la mort ? Quelle décision doit-elle prendre ?

Cinquième film de Jasmila Zbanic, cinéaste bosnienne à qui l’on doit « Sarajevo mon Amour » réalisé en 2006, « Quo Vadis, Aida? » s’inspire du génocide de Srebenica en 1995. On suit Aida, interprète pour les casques bleus dans un camp de l’ONU. Alors que les milliers d’habitants de Srebenica souhaitent entrer dans le camp de l’ONU pour trouver refuge après avoir été chassés par les Serbes du Général Mladic, elle doit aider les Casques Bleus à trouver une solution. Deux missions lui incombent: aider à sauver ses concitoyens d’une mort certaine et surtout sauver son mari et ses deux fils. Porté par Jasna Duricic, actrice au regard incroyable d’intensité, « Quo Vadis, Aida? » multiplie les images fortes et s’avère empreint d’une tension rare durant 1h45 d’autant que tout le monde se souvient de l’issue tragique des hommes de Srebenica. Un film fort et puissant qui noue les tripes et nous rappelle que la barbarie n’est jamais très loin…