Critique: Green Book

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Titre original Green Book
Réalisation Peter Farrelly
Scénario Nick Vallelonga
Brian Hayes Currie
Peter Farrelly
Sociétés de production Amblin Partners
Participant Media
Conundrum Entertainment
Cinetic Media
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre film biographique
Durée 130 minutes
Sortie 23 janvier 2018

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. 

Le nom des frères Farrelly s’est fait connaître du monde entier dans les années 90 avec notamment « Dumb and dumber » ou « Mary à tout prix », des comédies régressives bien grasses qui pourtant évoquaient des thèmes forts comme le droit à la différence. Aujourd’hui, Peter Farrely s’est assagi avec « Green Book » qui a tout du film à Oscars. Ce road movie, sorte de « Miss Daisy et son chauffeur » inversé tiré d’une histoire vraie nous emmène aux côtés de Don Shirley, un pianiste noir et son chauffeur, Tony Lip, Italo-américain un brin raciste en pleine Amérique des années 60. Ce duo que tout oppose va bien évidemment finir par se rapprocher et si la route est bien balisée, on se laisse happer pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le personnage du patron, Don Shirley, a pour originalité d’être un Noir qui fait tout ce qu’il peut pour paraître Blanc, avec ses costumes classe, sa méconnaissance des chanteurs Noirs et du poulet frit. Face  à lui, Tony Lip connaît toutes les stars de la soul, adore manger et pas seulement les spécialités italiennes et s’il rechigne, au début, à servir un Noir, fait passer sa loyauté par dessus tout le reste. Cette originalité des personnages est l’un des intérêts majeurs du film. L’autre atout est bien sûr l’humour omniprésent mais toujours subtile, très loin des précédentes productions de la fratrie. Enfin, l’interprétation du duo Viggo Mortensen/Mahershala Ali emporte forcément l’adhésion. Ce road movie, fort bien rythmé, est une vraie réussite légère mais néanmoins empreinte d’émotion et au message utile aujourd’hui, qui devrait à coup sûr mettre d’accord public et critique.

4.5

Critique: Creed II

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Titre original Creed II
Réalisation Steven Caple Jr.
Scénario Juel Taylor
Sylvester Stallone
Acteurs principaux
Sociétés de production Chartoff-Winkler Productions
MGM
New Line Cinema
Warner Bros.
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 130 minutes
Sortie 9 janvier 2018

La vie est devenue un numéro d’équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l’enjeu du combat est d’autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu’il n’y a rien de plus important que les valeurs familiales.

Huitième film de la saga Rocky, second concentré sur le personnage d’Adonis Creed, « Creed II » n’invente rien mais pourtant les fans seront comblés et feront des adieux émus au personnage de Balboa. Adonis Creed dorénavant champion du monde, a maintenant l’occasion de remettre son titre en jeu face au fils d’Ivan Drago, le Russe responsable de la mort de son père. Si Rocky refuse d’abord de l’accompagner dans une mission suicide, il va peut-être finalement accepter de l’épauler devant le défi de sa vie. Rien de nouveau quant à la structure du film calquée sur les volets précédents et rien de nouveau non plus quant à la façon dont sont traités les adversaires moscovites de Creed: de grosses machines de guerre qui ne sourient absolument jamais! Toutefois, on craque devant le couple formé par Adonis et Bianca, la prestation des vieux Sly et Lundgren mais aussi devant l’émotion et la nostalgie de l’ensemble! Reste à savoir comment la franchise saura survivre au départ de Stallone…

3.5