Critique: Mademoiselle

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Titre original 아가씨
Réalisation Park Chan-wook
Scénario Jeong Seo-kyeong
Park Chan-wook
Acteurs principaux
Sociétés de production Moho Film
Pays d’origine Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Genre drame romantique
Durée 144 minutes
Sortie 1er novembre 2016

Corée. Années 30, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko…

Le 10ème long métrage du Coréen Park Chan-Wook, présenté lors du dernier Festival de Cannes, est l’adaptation d’un roman d’un roman anglais de Sarah Waters, « du bout des doigts ». Alors que l’action se déroulait dans le Londres du XIXème siècle, l’action se déroule ici pendant la colonisation japonaise en Corée en 1930. Le réalisateur d' »Old Boy » a divisé son film en trois parties: dans une première, le point de vue est celui de Sookee, la servante qui va tenter d’escroquer sa maîtresse, la Japonaise Hideko. Alors que cette première partie s’achève sur un coup de théâtre, la seconde est traitée du point de vue de la Maîtresse Hideko, alors que le spectateur assiste une seconde fois à certaines scènes, doté d’informations supplémentaires lui permettant d’avoir une autre vision. Enfin la dernière partie est l’épilogue de cette histoire qui s’avère un réjouissant jeu de dupes érotique et pervers. Si le scénario est des plus malins et passionnants, la mise en scène de Park Chan-Wook atteint ici des sommets et l’on sent qu’il s’est fait plaisir à exploiter les magnifiques décors de ce manoir. Tout est brillant ici, que ce soit la photo splendide de Chung Chung-Hoon, la musique de Jo Yeong-Wook ou l’interprétation des deux actrices, Kim Min-Hee et Kim Tae-Ri, grandioses. Comment un tel chef d’oeuvre, le plus beau film de l’année, a-t-il pu rentrer bredouille de Cannes?

5

 

Critique: Don’t Breathe – la Maison des Ténèbres

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Titre original Don’t Breathe
Réalisation Fede Alvarez
Acteurs principaux

Stephen Lang
Jane Levy
Dylan Minnette
Daniel Zovatto
Franciska Töröcsik

Sociétés de production Ghost House Pictures
Good Universe
Screen Gems Inc.
Stage 6 Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Durée 88 min
Sortie 5 octobre 2016

Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

Second film de l’Uruguayen Fede Alvarez, quatre ans après son remake du classique « Evil Dead », « Don’t Breathe » s’est à nouveau adjoint les services de Sam Raimi à la production. Si le film est interdit aux moins de 16 ans, la violence graphique n’est pourtant pas très présente, le film tenant plus du thriller que du film gore. Ce nouvel opus n’est pas sans rappeler « Panic Room » pour l’aspect Home Invasion ou encore « Saw » pour le côté « torture » que l’on peut retrouver dans l’histoire. La grande réussite de « Don’t breathe » tient au talent de son jeune metteur en scène qui sait, en s’appuyant sur un scénario spécialement malin, comment exploiter au mieux son terrain de jeu. Un plan séquence vertigineux lors de l’entrée des jeunes cambrioleurs dans la maison fixe d’emblée le niveau élevé de ce tour de grand huit jubilatoire! Alvarez va jouer pendant 90 minutes sur les décors mais aussi, bien sûr, sur le handicap de la proie (ou du prédateur, selon), aveugle, mettant les intrus à son niveau lors d’une scène brillante. Plus tard, ces derniers reprendront l’avantage de jolie manière. Comme le dit la bande annonce, la maison a aussi ses secrets et l’une des dernières scènes, totalement perverse, aura raison des âmes sensibles. En guise de conclusion, le film offre un message fataliste sur une Amérique qui donne toujours les pleins pouvoirs au propriétaire! Brillant, étouffant, stressant, le frisson de l’année!

4