Critique DVD: Ava

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Réalisation Léa Mysius
Scénario Léa Mysius
Acteurs principaux
Sociétés de production F comme film
Trois Brigands Production
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 105 minutes
Sortie 21 juin 2017

LE FILM:

4.5

Ava, 13 ans, est en vacances au bord de l’océan quand elle apprend qu’elle va perdre la vue plus vite que prévu. Sa mère décide de faire comme si de rien n’était pour passer le plus bel été de leur vie. Ava affronte le problème à sa manière. Elle vole un grand chien noir qui appartient à un jeune homme en fuite…

Premier film de Léa Mysius, « Ava » est l’un des films qui ont marqué la Semaine de la Critique du dernier Festival de Cannes. L’histoire de cette adolescente qui apprend juste avant de partir en vacances avec sa mère qu’elle est atteinte d’une maladie qui lui fera perdre la vue d’un jour à l’autre n’est pas traitée sur le mode du drame. C’est un évènement qui va faire prendre conscience à la jeune Ava qu’elle doit profiter de sa vie et de sa vue tant qu’il en est encore temps. Récit initiatique, « Ava » voit son personnage passer de l’enfance à l’âge adulte avec la rencontre du ténébreux Juan, qu’elle s’apprête à suivre, à la vie à la mort, façon Bonnie et Clyde des temps modernes. La jeune réalisatrice affiche dès son premier film un ton et une patte des plus originaux et révèle une jeune actrice, Noée Abita, d’une beauté et d’une présence folles dont on devrait reparler très vite. Un premier film beau, solaire, envoûtant, presque magique!

TECHNIQUE:

4.5

Impeccable même si la très belle photo 35 mm aurait mérité un support HD!

BONUS:

4.5

Outre une excellente et passionnante interview de la jeune réalisatrice, on trouve un court métrage de celle-ci.

VERDICT:

4.5

L’un des premiers films les plus emballants de l’année!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez ARTE EDITIONS

 

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Critique Dvd: La Prunelle de mes yeux

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Réalisation Axelle Ropert
Scénario Axelle Ropert
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Pelléas
Arte France Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie
Durée 90 minutes
Sortie 21 Décembre 2016

LE FILM:

3

Une fille, un garçon. Elle aime la musique, lui aussi (mais pas la même). Ils se détestent, ils se croisent sans cesse. Et surtout : elle est aveugle, il voit parfaitement. Un jour, par provocation, il se fait passer pour aveugle auprès d’elle. Ce qui n’était qu’une mauvaise blague dure, l’amour arrive, la situation se complique, et la supercherie va devenir explosive.

Si l’on peut ranger ce film dans le rayon des romcoms, le nouveau film d’Axelle Ropert n’en emprunte pourtant pas les codes et se démarque de ce genre ultra-balisé grâce notamment à une écriture très élaborée qui pourrait décontenancer les amateurs du genre, avec des dialogues très littéraires. Toutefois, même si le film paraît parfois un peu brouillon, il distille une drôle de musique bien à lui et parvient à charmer grâce à ses deux comédiens, Bastien Bouillon et l’irrésistible Mélanie Bernier qui tient là son premier grand rôle.

TECHNIQUE:

3.5

Un résultat convaincant!

BONUS:

Aucun bonus exceptée une bande-annonce!

VERDICT:

3

Une romcom atypique, déstabilisante mais charmante!

Disponible en DVD (19.99 euros) chez DIAPHANA

Jeu Concours: 2 Bluray et 1 DVD de « Don’t Breathe » à gagner (jeu terminé)

- LOGO SPHE[JJJc]

A l’occasion de la sortie de « Don’t Breathe » le 15 février en Blu-ray, DVD, Steelbook, 4K UHD et VOD chez Sony Pictures Home Entertainment, CINEDINGUE et SONY PICTURES HOME ENTERTAINMENT sont heureux de vous offrir 2 bluray et un dvd. Pour gagner, il suffit de répondre correctement aux questions avant le 1er mars; un tirage au sort désignera les gagnants parmi les bonnes réponses.

Synopsis : Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

 

Critique: Don’t Breathe – la Maison des Ténèbres

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Titre original Don’t Breathe
Réalisation Fede Alvarez
Acteurs principaux

Stephen Lang
Jane Levy
Dylan Minnette
Daniel Zovatto
Franciska Töröcsik

Sociétés de production Ghost House Pictures
Good Universe
Screen Gems Inc.
Stage 6 Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Durée 88 min
Sortie 5 octobre 2016

Pour échapper à la violence de sa mère et sauver sa jeune sœur d’une existence sans avenir, Rocky est prête à tout. Avec ses amis Alex et Money, elle a déjà commis quelques cambriolages, mais rien qui leur rapporte assez pour enfin quitter Détroit. Lorsque le trio entend parler d’un aveugle qui vit en solitaire et garde chez lui une petite fortune, ils préparent ce qu’ils pensent être leur ultime coup. Mais leur victime va se révéler bien plus effrayante, et surtout bien plus dangereuse que ce à quoi ils s’attendaient…

Second film de l’Uruguayen Fede Alvarez, quatre ans après son remake du classique « Evil Dead », « Don’t Breathe » s’est à nouveau adjoint les services de Sam Raimi à la production. Si le film est interdit aux moins de 16 ans, la violence graphique n’est pourtant pas très présente, le film tenant plus du thriller que du film gore. Ce nouvel opus n’est pas sans rappeler « Panic Room » pour l’aspect Home Invasion ou encore « Saw » pour le côté « torture » que l’on peut retrouver dans l’histoire. La grande réussite de « Don’t breathe » tient au talent de son jeune metteur en scène qui sait, en s’appuyant sur un scénario spécialement malin, comment exploiter au mieux son terrain de jeu. Un plan séquence vertigineux lors de l’entrée des jeunes cambrioleurs dans la maison fixe d’emblée le niveau élevé de ce tour de grand huit jubilatoire! Alvarez va jouer pendant 90 minutes sur les décors mais aussi, bien sûr, sur le handicap de la proie (ou du prédateur, selon), aveugle, mettant les intrus à son niveau lors d’une scène brillante. Plus tard, ces derniers reprendront l’avantage de jolie manière. Comme le dit la bande annonce, la maison a aussi ses secrets et l’une des dernières scènes, totalement perverse, aura raison des âmes sensibles. En guise de conclusion, le film offre un message fataliste sur une Amérique qui donne toujours les pleins pouvoirs au propriétaire! Brillant, étouffant, stressant, le frisson de l’année!

4

Critique: Marie Heurtin

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  • Date de sortie :
    12 novembre 2014
  • Réalisé par :
    Jean-Pierre Améris
  • Avec :
    Isabelle Carré, Ariana Rivoire, Brigitte Catillon…
  • Durée :
    1h33min
  • Pays de production :
    France
  • Année de production :  2014
  • Titre original : Marie Heurtin
  • Distributeur :
    Diaphana

Cette histoire est inspirée  de faits réels qui se sont déroulés en France à la fin du 19ème siècle. Née sourde et aveugle en 1885, âgée de 14 ans, Marie Heurtin est incapable de communiquer. Son père, modeste artisan, ne peut se résoudre, comme le lui conseille un médecin qui la juge « débile », à la faire interner dans un asile.
En désespoir de cause, il se rend à l’institut de Larnay, près de Poitiers, où des religieuses prennent en charge des jeunes filles sourdes.
Malgré le scepticisme de la Mère supérieure, une jeune religieuse, Sœur Marguerite, se fait fort de s’occuper du « petit animal sauvage » qu’est Marie et de tout faire pour la sortir de sa nuit…

Après « Maman est folle » et « les Emotifs anonymes », Jean-Pierre Améris retrouve Isabelle Carré pour un film qui se situe quelque part entre le « Miracle en Alabama » d’Arthur Penn et « l’Enfant sauvage » de Truffaut. Inspiré d’une histoire vraie, le film d’Améris aurait pu tomber dans le déjà vu qu’on pouvait craindre avec un tel sujet. Au contraire, son film se démarque tout d’abord par un humour omniprésent qui allège le récit en évitant le pathos. Autre réussite du film, le casting réunit une jeune actrice sourde et muette, Ariana Rivoire, d’une incroyable présence, et Isabelle Carré, qui n’a jamais semblé aussi lumineuse.

Quant au film lui-même, au-delà du récit assez passionnant de cette amitié entre Marie Heurtin et Soeur Marguerite et de leur combat, avec cette manière de la part de la religieuse de lutter contre les préjugés tout en prouvant sa foi, Améris fait un vrai travail sur l’esthétique de son film. Pas seulement pour le plaisir du spectateur mais pour lui faire ressentir quelque chose au niveau de tous ses sens, chose cruciale dans cette histoire. C’est donc un vrai travail sur le son et l’image qui évoque aussi certains films de Jane Campion. Léger, émouvant, éblouissant jusqu’à une scène finale de toute beauté, Marie Heurtin est l’un des grands films français de cette fin d’année!

4.5