CRITIQUE: GRAVITY

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Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre – et la moindre chance d’être sauvés. Peu à peu, ils cèdent à la panique, d’autant plus qu’à chaque respiration, ils consomment un peu plus les quelques réserves d’oxygène qu’il leur reste.

Mais c’est peut-être en s’enfonçant plus loin encore dans l’immensité terrifiante de l’espace qu’ils trouveront le moyen de rentrer sur Terre…

Depuis plusieurs semaines et la projection du film au festival de Venise, Gravity génère un enthousiasme presque déraisonnable que ce soit de la part de la presse que de la blogosphère. On fait du dernier film d’Alfonso Cuaron, réalisateur de l’immense « les Fils de l’Homme », l’égal de « 2001, Odyssée de l’Espace » ou « Solaris ». Il est donc temps de remettre les choses à leur place.

Kubrick ou Tarkovski proposaient à travers leur film de vraies réflexions métaphysiques et offraient de multiples niveaux de lecture, ce qui est loin d’être le cas ici par la faute d’un scénario plus que basique et fondé sur un postulat quand même assez couillon: si j’en crois le personnage principal incarné par Sandra Bullock, malgré la batterie de tests physiques et psy supportés par les spationautes, on envoie dans l’espace une femme complètement traumatisée par la mort de sa fille de 4 ans! Difficile à gober mais n’allez pas croire que je n’ai pas aimé Gravity! Tout l’intérêt du film est ailleurs!

La force du film est de parvenir justement avec deux personnages et un scénario griffonnés sur un coin de table à proposer l’une des expériences cinématographiques les plus dingues de tous les temps. Grâce au génie de mise en scène de Cuaron et à son utilisation des dernières technologies, le ressenti provoqué par Gravity va jusqu’aux sensations physiques. En tant que pourfendeur de la 3D que je trouve dans la grande majorité des cas complètement inutile, inconfortable et onéreuse, je dois bien avouer que Cuaron justifie à lui seul l’utilité du procédé. Il est même inconcevable de voir le film autrement qu’en 3D tant tout l’intérêt réside ici. Autre point fort du film, il permet de voir, une fois n’est pas coutume, une Sandra Bullock convaincante! Si Gravity n’est pas le chef d’œuvre annoncé, c’est bien l’une des attractions les plus folles jamais proposées et c’est pour ça qu’il faut aller le voir! Etouffant, planant, vertigineux, Gravity est LA sensation de l’année!

NOTE: 9/10

 

2 réflexions sur “CRITIQUE: GRAVITY

  1. Les bémols que tu pointes sont, pour moi, les défauts qui m’ont gâché le plaisir du film. Une symbolique inexistante, un scénario sans aucune subtilité mais oui : une expérience forte. Sauf que je considère que le cinéma, avant tout, c’est de l’émotion, et de l’émotion de cinéma, pas de l’émotion lié à notre fascination pour l’espace ou pour les attractions visuelles, façon Futuroscope. Ma critique pointe tout ça de façon plus explicite : http://bit.ly/17BMjMQ

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