CRITIQUE BLU-RAY: LA CITE DE LA VIOLENCE

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LE FILM: 8/10

Après 15 ans en prison pour trafic de drogue, Kirby ne cherche que trois choses : reconquérir son territoire, s’envoyer en l’air et prendre sa revanche sur la bande de malfrats qui lui ont manqué de respect. Mais une rencontre humiliante avec son ancien protégé déclenche une réaction en chaîne : violence, vengeance et représailles mortelles vont entraîner la communauté de dealers, de proxénètes et d’innocents dans un tourbillon de violence…

Ill Manors (la Cité de la Violence) est le premier film d’un rappeur, Ben Drew alias Plan B, et il ne peut laisser indifférent. Ben Drew derrière la caméra, c’est comme si Lelouch et Tarantino faisaient équipe! En effet, pour dépeindre la misère et la violence qui règnent dans certains quartiers de Londres, il choisit le film choral. L’une des bonnes idées du film consiste à nous présenter chacun des personnages clé de son récit à travers un morceau de rap qui retrace les grandes étapes de son existence. Si l’on se demande pendant un instant où le réalisateur veut en venir, on comprend vite que tous les personnages, dealers, procénètes, prostituées, vont se retrouver très vite liés par la même fatalité. Dès la naissance, chacun d’eux semble irrémédiablement voué à la misère. Extrêmement dur, Ill Manors se montre passionnant d’un bout à l’autre tant il fait preuve d’un réalisme documentaire qui fait froid dans le dos. Et si l’on peut lui trouver quelques défauts, il révèle un réalisateur dont on a hâte de connaître la suite de son travail!

TECHNIQUE: 8/10

Du beau travail que ce soit pour l’image même dans les nombreuses scènes nocturnes que pour le son qui se montre explosif dans les nombreux passages musicaux.

BONUS: 1/10

La bande-annonce et c’est tout et c’est bien dommage…

VERDICT: 8/10

Une bonne claque à réserver à un public averti!

Disponible en DVD (14.99 euros) et bluray (19.99 euros) chez FranceTV Distribution dès le 12 août

 


CRITIQUE BLU-RAY: JAPPELOUP

513QissVWtLLE FILM: 7.5/10

Au début des années 80, abandonnant une carrière d’avocat prometteuse, Pierre Durand se consacre corps et âme à sa passion, le saut d’obstacle. Soutenu par son père, il mise tout sur un jeune cheval auquel personne ne croit vraiment : Jappeloup. Trop petit, trop caractériel, trop imprévisible, il a de nombreux défauts mais une détente et des aptitudes remarquables. De compétition en compétition, le duo progresse et s’impose dans le monde de l’équitation. Mais les JO de Los Angeles sont un terrible échec et Pierre prend alors conscience de ses faiblesses. Avec l’aide de Nadia, sa femme, et de Raphaëlle, la groom du cheval, Pierre va regagner la confiance de Jappeloup et construire une relation qui va les mener aux JO de Séoul en 1988.

Grand passionné d’équitation depuis toujours, il aurait été surprenant que le projet de Jappeloup n’attire pas l’attention de Guillaume Canet. En quatre mois, il en écrivit donc le scénario et la réalisation fut confiée au Canadien Christian Duguay, à la filmographie peu emballante, mais qui est un vrai passionné de cheval.

La surprise est de taille concernant ce film dont il était difficile d’attendre grand chose. Dans le genre du « film sportif », ce Jappeloup tire largement son épingle du jeu. En retraçant le parcours du cavalier Pierre Durand et de sa monture Jappeloup, Duguay propose un film formellement très bien ficelé, offrant en particulier de nombreuses scènes de compétition très efficacement mises en scène, avec un réel soin apporté à l’image. Sur le fond, le scénario de Canet ne se cantonne pas à un simple énuméré des exploits sportifs du duo Durand/Jappeloup mais étoffe largement certains points comme la relation  entre Durand et son père incarné par Daniel Auteuil et également l’histoire d’amour entre le cavalier et Nadia, toutes deux sonnant très justes et ne néglige pas non plus les ambiguités du personnage principal.

Outre les très belles interprétations de Canet et Auteuil, on retrouve avec grand plaisir la comédienne Marina Hands (cavalière et ancienne compagne de Canet) qui irradie totalement l’écran et la révélation Lou de Laage dont on devrait reparler.

Même si Jappeloup n’est pas le film de l’année, il en reste un divertissement de grande qualité, dénué de tout cynisme et dont l’efficacité et la sincérité vous fera dresser les poils sur les bras plus d’une fois! Au galop!!!

TECHNIQUE: 9/10

Au top! Des performances de pur sang!

BONUS: 5/10

Outre la bande-annonce et trois featurettes très courtes et sans intérêt, on trouve également quelques scènes coupées dont une tournée dans le stade des Girondins!

VERDICT: 8/10

Un excellent divertissement dans un bluray top!

Disponible en DVD(19.99 euros) et blu-ray(24.99 euros) chez FPE;