CRITIQUE: THE MURDERER (2011)

Yanji, ville chinoise de la Préfecture de Yanbian, coincée entre la Corée du Nord et la Russie, où vivent quelques 800 000 Sino-coréens surnommés les «Joseon-Jok.» 50% de cette population vit d’activités illégales. Gu-nam, chauffeur de taxi, y mène une vie misérable. Depuis six mois, il est sans nouvelles de sa femme, partie en Corée du Sud pour chercher du travail. Myun, un parrain local, lui propose de l’aider à passer en Corée pour retrouver sa femme et même de rembourser ses dettes de jeu. En contrepartie il devra simplement… y assassiner un inconnu. Mais rien ne se passera comme prévu…

Deux ans après l’excellent « the chaser », Hong-Jin Na revient avec ce thriller ultra-violent. Après une première partie très « sociale » où l’on découvre la misère du héros, chauffeur de taxi, qui n’a d’autre solution pour espérer gagner un peu d’argent que jouer au mahjong. Son objectif principal: trouver de quoi retourner en Corée pour retrouver sa femme dont il n’a plus de nouvelles depuis 6 mois. Un truand local lui offre alors cette possibilité s’il accepte d’assassiner un homme. Commence alors un seconde partie où le héros prépare le meurtre durant de longues nuits pour arriver enfin au passage à l’acte, moment où tout dérape, enclenchant par là-même la troisième , durant laquelle Gu-Nam fait l’objet d’une vraie chasse à l’homme.

Hong-Jin Na confirme qu’il est un vrai petit génie de la mise en scène à travers ce maelstrom de violence et de barbarie! Ici, tous les moyens de tuer sont répertoriés: on assassine à coup de barre à mine, de poignard, de sabre, de revolver et même d’os de gigot! Le réalisateur ne semble s’être fixé aucune limite: les morts s’entassent par paquets de mille, les voitures et les semi-remorques s’encastrent sans retenue à la suite de poursuites d’une qualité rare. Mais à trop vouloir en montrer, Hong Jin-Na s’égare un peu et aurait pu tranquillement élaguer un peu son scénario (le film dure quand même quasiment deux heures et demie!) raccourcissant un peu l’orgie sanguinaire et simplifiant un peu le côté foutraque des trois derniers quarts d’heure. Mais si vous aimez l’action survitaminée et la violence barbare, ne boudez pas votre plaisir!

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