CRITIQUE: LA FORET INTERDITE (1958)

Un jeune professeur de sciences naturelles arrive dans la toute jeune ville de Miami en Floride à la fin du XIXe siècle, alors que la mode des chapeaux à plumes a entraîné le massacre des oiseaux sauvages des marais. Promu garde-chasse, le jeune professeur se heurte au chef des braconniers, le terrifiant Cottonmouth.

Premier film au message ouvertement écologiste, « la forêt interdite » est un film passionnantà plusieurs niveaux et sa sortie en dvd dans la magnifique collection « classics confidential » de Wild Side est une véritable aubaine pour tout cinéphile. Comme les autres films de la collection, il est accompagné d’un très joli livre écrit par Patrick Brion et d’une passionnante interview de l’historien du cinéma Bernard Eisenschitz et du réalisateur Bertrand Tavernier (toujours aussi passionné et passionnant!)qui nous racontent tous deux la genèse de ce petit bijou. Pour faire bref, Nicholas Ray est choisi par Warner pour réaliser ce film, fort du récent succès de la « fureur de vivre » mais le manque de préparation, les conditions de tournage difficiles, l’alcoolisme de Ray et de sa compagne vont le voir évincer avant la fin du tournage pour être remplacé par le scénariste Stuart Schulberg. Durant à l’origine trois heures mais réduit à 1h40, le film garde de cette coupe quelques défauts mais reste un grand film d’aventures porté par un très bon Christopher Plummer débutant et un Burt Ives génial!

A découvrir de toute urgence tous comme les autres titres de la collection!

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