CRITIQUE: RAPT (2009)

Diaphana Films

Hier soir, nous nous sommes fait une petite toile dans notre cinéma favori à Gujan Mestras (bassin d’Arcachon), qui fait partie du réseau des cinémas de proximité. J’en profite pour vous encourager à fréquenter ces salles à taille humaine où il est encore possible d’échanger avec le caissier qui est également projectionniste, où on vous accueille pour la nouvelle année avec une part de galette et un verre de cidre, où la place coûte le vendredi soir (séance du cinéphile) la modique somme de 3,60 euros (le tiers de mon ticket pour Avatar!!!) et enfin où vous pouvez voir des films comme Rapt, des versions originales ou encore revoir des grands classiques comme « une Journée Particulière » d’Ettore Scola ou « la Fiancée de Frankenstein » en VO bien sûr! Revenons maintenant à nos moutons, le nouveau film de Lucas Belveaux.

Président d’un fleuron de l’industrie française, Stanislas Graff est enlevé un matin sur le chemin du travail par un commando armé. Humilié, maltraité, mutilé, il résiste et accepte son sort en espérant que la rançon demandée par ses ravisseurs sera payée et qu’il retrouvera sa liberté. Au lieu de ça, sa double vie va se retrouver étalée dans la presse à scandales, ses gigantesques pertes au poker, ses maîtresses… lui faisant perdre l’honneur, le respect de ses collaborateurs, l’amour de sa famille, tout ce qu’il avait construit au fil de sa vie. Après plus de deux mois de captivité, il retrouve la liberté et ne peut que constater les dégâts… Son statut de victime s’est transformé en celui de coupable et sa libération va s’avérer peut-être plus terrible que sa captivité.

Lucas Belvaux, à qui l’on doit la trilogie « cavale/Après la vie/un couple épatant » ou encore la fiction Canal Plus « les Prédateurs », transpose ici l’enlèvement du Baron Empain à notre époque. Il livre une analyse clinique de cet évènement en épargant aucun détail et aucun chapitre de l’affaire. A la fois thriller et drame humain, « Rapt » est également un film sur les arcanes du pouvoir qui fait beaucoup penser aux « Prédateurs » de l’affaire Elf, brillante fiction télé qu’on a pu voir sur Canal l’an passé.

Le casting est ad hoc avec un Yvan Attal transformé (il a perdu plus de 20 kilos pour le film!) qui va tout droit vers le César du meilleur acteur et une Anne Consigny comme souvent excellente. Sans crier au chef d’oeuvre, on a là un excellent film français de l’année 2009!

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